Le blog de Garibondy
Comme je vous l'annonçais dans un précédent article, l'Académie Provençale de Mandelieu a fêté cette année ses 20 ans d'existence. Ce week-end de festivités et de spectacles s'est déroué sous un ciel resté clément !
Voici un petit résumé en photos de ces deux belles journées qui resteront gravées dans les mémoires de tous pour la joie, l'amitié, les émotions et les rires qu'elles nous auront procurés !
Samedi après-midi, le spectacle du Condor suivi d'un défilé costumé aux lampions, d'un feu d'artifices tiré du clocher de Capitou et d'un bal sur la place du vieux village.
Le dimanche, journée chargée : les préparatifs au "Fougau"...
Puis, une petite aubade donnée aux Capitoulans dans les rues...

Suivie de la messe en provençal...
Nos amis les Tambourinaires des Sant-Sumian sont venus de Brignoles nous rejoindre pour fêter cet anniversaire.
Les filles portent d'admirables jupons piqués, des corsets et des fichus admirablement bien assortis. De plus, elles sont toutes plus ravissantes les unes que les autres (et leurs gars ne sont pas mal non plus) !!!
Le repas fut convivial et musical... comme toujours avec l'Académie !


Le repas terminé, tout le monde s'accorde une petite pause... Mais, qu'est-ce qu'elles "espinchent" les filles de notre groupe ?
Ce sont les hommes de Brignoles qui s'entraînent pour la danse des chevaux (qu'ils nous ont brillament exécutée lors du spectacle de l'après midi) !!!
Et voici leurs montures qui attendent dans les coulisses !
Le spectacle de plus de deux heures fut une succession de danses, chants et airs de galoubets virtuoses auxquels les spectateurs présents firent une ovation. Et comme toujours en Provence, ces festivités se sont terminées par une farandole endiablée et le chant de la Coupo Santo.

Cette année,
l'Académie Provençale de Mandelieu-la-Napoule
fête ses 20 ans d'existance !

A cette occasion et dans le cadre de la Saint-Pons, des spectacles gratuits seront donnés les samedi et dimanche 12 et 13 mai sous le châpiteau de la place de Capitou.
Tous les renseignements sur le site de l'Académie (rubrique "Agenda des sorties")
Une belle occasion de visiter des moulins souvent fermés au public...
Suite de notre balade varoise autour des moulins : après les moulins de Ramatuelle, voici
le moulin de Saint-Roch à Grimaud.
Ce moulin se trouve au nord de la colline sur laquelle est bâti le magnifique village de grimaud surmonté par les ruines de son château médiéval.
Il faut contourner cette colline pour voir apparaître le moulin Saint-Roch...
Un petit panneau explicatif vous accueille une fois arrivé sur l'aire du moulin :
"Moulin à blé faisant parti d'un ensemble de plusieurs moulins connus sur la commune, tels ceux du Pierredon et du quartier des Roberts.
On connaît son existence depuis le XVIIe siècle sous le nom "Moulin de la Gardiolle". Longtemps ruiné, il a été restauré et remis en état de fonctionnement en 1990 par l'architecte Hubert Lemonier et les Compagnons du Tour de France.
Depuis le moyen âge, la rivière La Garde, située dans le vallon, permettait le fonctionnement de quatre ou cinq moulins à eau".
Meule en granit gris visible à l'extérieur :
Autre meule (? Je suppose car il n'y a pas d'explications sur son utilisation). En tout cas, elle est bien ancrée au sol : voleurs s'abtenir !
Un pressoir entouré d'oliviers...

Pas de vent ce jour-là...
Le moulin est fermé et pour les visites, se renseigner auprès de l'Office du Tourisme de Grimaud (04.94.55.43.83).
Pour clore la visite du site, un petit apperçu de la vue sur le golfe de Saint-Tropez et la mer depuis le moulin...

Blanquette, c'est son nom à
cette fameuse petite chèvre de Monsieur Seguin. On en a tous plus ou moins entendu parlé mais sans forcément connaitre toute son histoire...
La voici :
"Monsieur Seguin n'a jamais eu de bonheur avec ses chèvres"...
Ainsi, l'auteur du récit, Alphonse Daudet, plante le décor ! On devine très vite le sort de la dernière des sept chèvres de Monsieur Seguin, toutes se sont enfuies et toutes ont fini dans le ventre du loup...
Et Blanquette ne fait pas exception à la règle : Monsieur Seguin à beau la cajoler, lui offrir la meilleure herbe et une corde assez longue pour qu'elle puisse être à son aise, elle n'a qu'une envie, s'en aller gambader et découvrir ce qui peut bien y avoir dans ces montagnes qu'elle voit au-loin, et qui l'attirent tant...
Ne dit-on pas qu'ailleurs, l'herbe est toujours plus verte !
Et bien Blanquette finit par s'enfuir. Elle découvre avec ravissement l'air, les fleurs, et les autres animaux qui peuplent ces montagnes tant convoitées. Elle vit un rêve et s'enivre de parfums nouveaux, fait de belles rencontres.
Mais, comme on le sentait déjà venir, la journée s'achève, la nuit tombe et la liberté va se payer... très chèrement.
Arrive le loup, le même qui a mangé les six autres chèvres de Monsieur Seguin. Blanquette fait face mais son destin doit s'accomplir et au petit jour, le loup la dévore !
"Paure Moussu Seguin" !
Moralité : La liberté doit-elle se payer aussi cher ? Est-ce que l'on peut se contenter d'une vie paisible ? Daudet ne se prononce pas et nous laisse méditer là-dessus !
Une autre option que j'ai trouvée beaucoup plus plaisante a été celle d'une classe de primaire en Belgique : les enfants ont décidé que la fin était trop triste et en ont inventé d'autres fins bien plus plaisantes.
Parfois morales : la chèvre s'en sort, s'excuse auprès de son maître et finit ses jours paisibles à ses côtés. Parfois beaucoup moins : avec l'aide d'un charmant bouquetin rencontré dans les montagnes, la petite chèvre vient à bout du loup et ils fricotèrent ensemble, libres dans les montagnes !!!
Pour finir, à propos d'Alphonse Daudet, je me fais le relais d'une parution à son sujet que fait passer "Bregido" en ce moment :
"Sur les pas
de : Alphonse Daudet", Claude Karkel, Ed. Campanile.