Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 16:36

    Le 4 décembre, jour de la Ste Barbe, marque le début de la période de Noël. Il est de coutume en Provence, ce jour-là, de planter des grains de blé, des lentilles ou, plus rarement, des pois chiches dans trois petites soucoupes (lou sietoun) sur un lit de coton. Ils pousseront rapidement et, une fois montés, décorerons la table de Noël ou la crèche qu’il est temps maintenant de réaliser...

    La coutume veut que plus ça pousse haut et bien vert, plus l’année sera prospère : Quand lou blad vèn ben, tout vèn ben (quand le blé pousse bien, tout vient bien). Une fois la période calendale terminée, il ne faut surtout pas les jeter : les gens le replantaient autrefois aux quatre coins de leur champ ou encore les faisaient brûler pour en répandre les cendres sur leur terre afin d'avoir une bonne récolte. C’est, comme pour la bûche, un rite de fertilité. Dans certains coins du Var, il était mis à sécher puis conservé dans une sachet qui avait le pouvoir d’éloigner la foudre. On en jetait une poignée dans l’âtre en prononçant cette incantation :

Santo Barbo, Santo Flour,
La Crous de nostre Segnour,
Quand lou tron petara,
Santo Barbo nous assoustara.
(Sainte Barbe, sainte Fleur, la Croix de Notre Seigneur, quand le tonnerre grondera, sainte Barbe nous protègera).


Pratiques sans doute issues du paganisme qui étaient courantes à une époque encore proche où l’orage était fortement redouté, en attestent de nombreux ex-voto dans nos églises.


Quelques mots sur son histoire :


    Originaire d'Asie Mineure, Sainte Barbe aurait vécu aux alentours du IIIe siècle de notre ère. Devenue chrétienne contre l'avis de son père, celui-ci la décapita de ses mains mais en fut puni en étant foudroyé.



    On prie Ste Barbe pour être protégé de la foudre et elle est la sainte patronne des pompiers et mineurs, artificiers, sapeurs et toute corporation liée au feu.

 

 

 

 

 

Enluminure du XVe siècle représentant Ste Barbe.

 

Repost 0
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:52
Je viens de découvrir un très beau site consacré aux gravures de mode du XIXe siècle jusqu'au début du XXe. Une très belle collection qui montre l'évolution de la mode de nos aïeules !

Par ici la visite...
Repost 0
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 09:02
    Voici une chanson burlesque comme savent les faire les provençaux. Elle raconte l'histoire d'une jeune fille qui s'en est allée danser le rigaudon à Marseille et à Toulon car son amoureux, au village, ne lui convenait guère et pour cause : il avait le nez tordu et surtout, sourtout, ne savait pas danser !!!
Elle va y faire de belles rencontres (parfois intéressées) : des chevaliers de l'Armée, des marins et des gros marchands...

LOU RIGAUDOUN DOU CALIGNAIRE
 
Maire se sabias d'ounte vène, d'ounte vène!  (Ma mère, si tu savais d'où je viens, tu me battrais !)
Maire se sabias d'ounte vène, me batrias!
Vène de Touloun, de Touloun e de Marsiho. (Je viens de Toulon et de Marseille où j'ai dansé le rigaudon).
Vène de Touloun, de dansa lou rigaudoun.
Refrain :
Avièu un calignaire, m'agradavo pas, (J'avais un amoureux qui ne me plaisait pas)
Avié lou nas de caire, sabié pas dansa. (il avait le nez tordu et ne savait pas danser)
Aquéu calignaire, m'agradavo gaire, (cet amoureux ne me plaisait guère, cet amoureux ne me plaisait pas)
Aquéu calignaire, m'agradavo pas.

I'a li chivalié, de l'armado, de l'armado, (il y a les chevaliers de l'armée)
I'a li chivalié, parlon d'amour voulountié, (qui parlent d'amour volontiers)
L'espaso au coustat, bello mino, bello mino, (l'épée au côté, de belle mine)
L'espaso au coustat, sabon se faire escouta. (l'épée au côté, ils savent se faire écouter)


I'a tant de marin, pèr la danso, pèr la danso, (il y a tant de marins, pour la danse)
I'a tant de marin pèr la danso plen d'entrin. (Pour la danse , plein d'entrain.)
Rire que fai gau, cambo lèsto, cambo lèsto, (Rire fait du bien, la jambe leste)
Rire que fai gau, cambo lèsto e pèd descaus. (la jambe leste et le pied déchaussé)

I'a li gros marchand, li pistolo, li pistolo, (il y a les gros marchands, les pistoles)
I'a li gros marchand, li pistolo e li diamant. (il y a les gros marchands, les pistoles et les diamants)
N'an si cofre plen,de coulano, de coulano, (ils ont leurs coffres pleins, de coliers)
N'an si cofre plen,de coulano e de pendent. (ils ont leurs coffres pleins de coliers et de boucles d'oreilles)

Ah li bèu païs, tout la fèsto, tout la fèsto, (Ah, les beaux pays, tout est fête)
Ah li bèu païs, tout la fèsto, tout ié ris. (ah, les beaux pays, tout est fête et tout est amusement.)
Maire se voulias, vosto fiho, vosto fiho, (Ma mère si tu voulais, votre fille,)
Maire se voulias, aqui la maridarias. (ma mère si tu voulais, là-bas, tu la marierais !)

Repost 0
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:59
    Il y a quelques jours, je vous parlais des agrumes et de leurs bienfaits. Cultivés sur la Côte, ils ont fait l'objet d'un article paru dans le Nice Matin en avril 1982. Cet article retraçait l'épopée du citron à Menton à travers des cartes postales anciennes représentant des "limoneuses", ces femmes qui transportaient les citrons une fois cueillis sur de grands paniers posés sur leur tête.
Or, il se trouve qu'une de ces limoneuses est mon arrière-arrière grand mère...

    Une femme de caractère (tiens, ça a dû se transmettre !) qui descendait de sa campagne, toujours pieds nus, avec un énorme panier chargé de citrons calé sur un rond de tissu posé sur la tête. Le tout enceinte et tricotant le trousseau du petit à naître !!!
La vie était rude mais le travail portait ses fruits (des citrons en l'occurence !) et les gens arrivaient tout de même à être heureux...
Voilà, je ne l'ai bien sûr pas connue mais un peu d'elle est en moi et je voulais faire connaitre cette femme courageuse, lui rendre ce petit hommage...
Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:24
- Mais, qui donc s'en vient ?
- Les petits santons de provence bien sûr !

Noël en Provence étant très riche en traditions, nous allons commencer à les évoquer avec ce petit cortège de "santibelli" qui approche...



Ecoutez, un air de galoubet, au loin. Un petit air entraînant au son du tambourin qui l'accompagne... Et les bergers eux aussi sont déjà là. Tous les villageois vont bientôt les suivre. Ils sentent bien que quelque chose se prépare...

Mais, qui d'autre que Santounette sur son très joli site pourra mieux vous parler du petit peuple des santons... Je vous laisse le découvrir ici.
Repost 0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 13:55

    Juste pour faire un peu "bisquer" ceux qui n'ont pas la chance d'avoir les températures que nous avons en ce moment...



    Comme on ne m'a pas toujours crue quand je disais que j'avais encrore de la lavande fleurie en novembre, j'en donne la preuve :




Et elle n'est pas arrosée ni en serre pour celle qui peut encore avoir un doute !!!



Repost 0
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 18:51
    Les noms de lieux sont souvent révélateurs. Parfois beaucoup moins...
Intriguée par le joli nom de "Chemin des Amoureux", à l'entrée de l'agglomération de St Tropez, j'ai voulu en savoir un peu plus...

    En fait, comme pour la Tête de Chien de la Turbie, ce nom vient d'une erreur d'interprétation de la langue locale. Autrefois, ce chemin était bordé de mûriers, destinés sans doute à nourrir les "magans" (vers à soie). Son nom en provençal était donc "Camin deis Amourié" (Chemin des Mûriers). La mauvaise traduction en français en a fait l'actuel Chemin des Amoureux...


    Je ne sais pas trop si beaucoup d'amoureux s'y promènent surtout au vu du but final de la ballade indiqué sur la pancarte juste en-dessous !!!


Repost 0
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 11:37

    Sous ce titre énigmatique se cache un lieu particulier de la côte des Alpes-Maritimes. Il s'agit de la commune de La Turbie et de son imposant rocher nommé "Tête de Chien" qui surplombe Monaco et la mer de ses 550m d'altitude.



La Tête de Chien a joué un rôle militaire stratégique au cours du XVIIIe siècle : elle doit d'ailleurs son nom particulier à cette fonction et à une homonymie en niçois. Le nom occitan du promontoire est Testa de Camp (extrémité du camp militaire), se prononce comme testa de can (tête de chien). Il est vrai qu'il faut beaucoup d'imagination pour trouver une vague ressemblance avec une face de chien dans ce bloc rocheux... Du chien, il en a juste le bout de la truffe !!!

    Situé non loin de là, le Trophée des Alpes ou trophée d'Auguste, un monument romain, construit au Ier siècle, par l'empereur Auguste, pour célébrer sa victoire sur les tribus ligures qui habitaient les montagnes de la région et attaquaient les marchands empruntant les voies romaines.
Il se trouve sur la Via Julia Augusta. Le calcaire utilisé pour ériger ce monument provient d’une carrière située à environ 500 m : on peut encore y voir les traces des sections de colonnes.

Cet édifice symbolique n'avait aucune vocation militaire : il marquait la frontière entre l'Italie et la Narbonnaise, plus tard repoussée au fleuve Var. Cependant, entre le XIIe siècle et le XVe siècle, il devient forteresse et des maisons sont rattachées au mur d’enceinte comme souvent au Moyen-Âge.
En 1705, quand la guerre entre la France et la Savoie reprit, Louis XIV ordonna la destruction de toutes les forteresses de la région, et le fit ainsi partiellement exploser !!! La population s’en servit alors de carrière : ses pierres servirent entre autres à la construction de l'église du village.

Sa reconstruction partielle fut entamée par des archéologues au début du XXe siècle. A l’origine, la base est estimée à 35 m de longueur, la 1ere plate-forme de 12 m de haut. La rotonde comptait 24 colonnes et la statue d’Auguste surplombait le tout à 49 m de hauteur. Le trophée restauré mesure actuellement 35 m de haut.
D'après la date de sa dédicace, sa construction fut achevée en -6,-7 av. J.-C.
Sur sa façade ouest est gravée la dédicace du Sénat en l’honneur de l’Empereur suivie du nom des 45 peuples ligures pacifiés.












 
Le site est inscrit aux monuments historiques depuis 1944.
Repost 0
17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 09:26
Ici, à l'apporche de Noël, les jardins se parent des couleurs chaudes des agrumes...

    Concentrés de vitamine C, ces fruits sont la source d'une multitude de délicieuses préparations : consommés en jus, en liqueurs (le limoncello et la Lérina, la liqueur de mandarine des moines des îles de Lérins), confits (spécialité de la confiserie Florian de Bar-sur-Loup), en eau de fleur d'oranger pour parfumer fougasses et autres bugnes...

L'agrume est fêté chaque année à Menton : au mois de février, les chars du corso sont entièrement conçus en agrumes sur un thème différent chaque année. Depuis quelques années, les fruits ne sont plus plantés sur les chars par des tiges de fer mais attachés par des élastiques qui ne les abîments plus. Ils peuvent donc être récupérés et vendus à un tout petit prix aux mentonnais pour leurs confitures et autres préparations...

- La clémentine doit son nom au révérend Père Clément (1829-1904) directeur de culture d’un orphelinat près d'Oran en Algérie. En 1892, il aurait, soit croisé volontairement un mandarinier avec un autre agrume, soit simplement trouvé ce nouveau fruit apparu naturellement et rapporté par un des petits pensionnaires trouvant le fruit plus doux que les autres. Elle n'a pas de pépins contrairement à la mandarine.
La clémentine est principalement cultivée en Espagne, Algérie, Tunisie et au Maroc. En France, la Corse contribue à hauteur de 98% de la production nationale.

- La mandarine est originaire de Chine et du Viêt Nam et n’est connue en Europe que depuis le début du XIXe siècle.

- L'orange est le quatrième fruit le plus cultivé au monde. Deux grandes routes ont été suivies par l'orange pour nous parvenir : d'un côté, l'orange amère qui passa des Perses aux Arabes, puis aux pays méditerranéens, de l'autre, l'orange douce que les Portugais rapportèrent de Chine au XVIe siècle.

- Le citron,
autrefois appelé limon, le mot lime a été gardé pour nommer le citron vert. Son origine incertaine pourrait être le résultat d'hybridation naturelle entre le cédrat, la lime et le pamplemousse.
Originaire de Chine et d'Inde, il a été utilisé dès le début du Moyen Âge sur les bateaux arabes puis en Europe vers la fin du XIIe siècle. Il a traversé l'Atlantique en 1493 sur le bateau de Christophe Colomb. C'était avec l'oignon le seul remède connu contre le scorbut. En France, il est produit dans la région de Menton, dont il est resté le fruit symbolique.


Repost 0
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 09:03
En ce moment, je me sens l'humeur fainéante... Il ne fait pas trop beau et je suis un peu comme ces grosses courges, là, bien aises et bien colorées !!!


Bon, si le corps est dolent, le cerveau ne laisse pas de repos... Alors, juste un petit mot sur la fête de la Saint Fainéant de Mandelieu-La-Napoule (06).
Oui, il y a bien un endroit béni en ce monde où se fête ce gros défaut qu'est la paresse. Il a même un roi... fainéant évidemment !!!
Tout d'abord, le mot fainéant vient tout simplement de "faire néant" et possède plusieurs orthographes acceptées.

    Donc, depuis la Révolution, les verriers installés au château de la Napoule (qui n'était pas encore restauré), profitant du nettoyage de printemps de leurs fours, se reposaient de leur travail quotidien en dansant et en chantant. Et tout cela sous les yeux des pêcheurs locaux qui y voyaient là de vrais fainéants. Depuis, cette gentille tradition a perduré, animée par un comité des fêtes dynamique et sympathique. Chaque année, au mois de mai sont donc porposés lors de festivités des concours de boules, marchés artisanaux, jeux pour enfants, bals, repas conviviaux. Et, pour clôre ces réjouissances, le corso du roi fainéant et l'embrasement du pin sur la plage du château.

Alors, voici un petit collage à faire si vous aussi, vous vous sentez l'humeur paresseuse... Laissez vous un peu allez, ça fait toujours du bien, le roi Fainéant vous pardonnera !!!



Repost 0

Bonjour !

Bonjour ami visiteur de mon "blog". Sois le bienvenu !

Archives