La génoise, en architecture, est une frise en rebord de toit formée de plusieurs rangs (de un à quatre) de tuiles canal en encorbellement
(qui dépassent du mur) et garnies de mortier afin d’empêcher les oiseaux et autres animaux de s’y loger.
Avant d’être un élément esthétique, son rôle, comme des autres corniches, est de protéger l'aplomb du mur et d'éloigner les eaux de ruissellement de la
façade avant l'apparition des gouttières.

L'apparition de la génoise en Provence remonterait à la fin du XVIe siècle, d'abord pour des batiments bourgeois puis la technique se
popularise à partir du XVIIe pour finalement se généraliser en touchant jusqu'à l'architecture rurale.
Le terme de génoise apparaît pour la première fois en 1645. Le mot est utilisé sous sa forme provençale «genouveso».
Son origine est italienne comme son nom l'indique : dans les actes de construction est mentionnée la formule «à la genouvese» ou «à la génoise», c'est à dire à la
façon de Gênes. Le plus probable serait que cette technique aurait été introduite en Provence par des maçons originaires de cette région.
Et puisque je ne peux m'empercher de penser en toutes occasions au costume, voici la petite gênoise intime que la provençale cache sous ses
vêtements de dessus...
Texte rédigé d’après Jean Boyer,
L'origine de la génoise dans l'architecture provençale du XVIIe siècle, dans Ethnologie Française, tome XIV, 1984.