Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:50
Très belle journée (ensoleillée !) dont voici quelques photos tirées de l'article du Var Matin (20 avril 2009).































Repost 0
24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 08:25
La coiffe est un des éléments qui permet le mieux de différencier les différentes régions. Les formes, souvent très locales, variaient à l'infini.



La fonction de la coiffe est avant tout de protéger les cheveux. Cependant, au-delà du rôle utilitaire, il était aussi de cacher le cheveux car une femme se devait de ne jamais sortir "en cheveux" c'est à dire tête nue. La coiffe est la plupart du temps blanche, en mousseline, tulle rebrodé, percale, bassin. Un fichu (plechoun) pouvait être porté sur la coiffe.



Quelques mots de vocabulaire :
- Fond de coiffe : partie contenant le chignon, ressérée sur la nuque par une coulisse, souvnt brodée.
- Passe : partie plate en bandeau encadrant le visage sur laquelle est fixé le fond de coiffe. Elle peut être, selon le modèle de coiffe, bordée d'un ou plusieurs rangs de dentelle mettant le visage en valeur.
- Velo (veto) et bardes : bandes de tissus permettant d'attacher la coiffe sous le menton. Peuvent de porter nouées ou non. Elles sont en tissus rapporté ou sont le prolongement de la passe.
- Tuyautage (5) : mise en forme de la dentelle en l'amidonnant pour formerd des plis canon (petites "vagues" ressérées). Le tuyautage est un long travail de précision et de patience. Parfois, pour être tuyautées, les dentelles étaient décousues de la coiffe puis reposées.
- Cacaraca (6) : petit volant de dentelle ou non formé sur la nuque par le froncement prolongé du fond de coiffe par la coulisse.



Principaux types de coiffes :
- Coiffe à courduro (2) : du nom de la couture qui divise la passe au sommet de la tête. Elle ne comporte pas de passe. La coulisse à l'arrière se noue sur le dessus de la tête.
- Couquetto : portée à Marseille, les rangs de dentelles encadrent le visage.
- Chanoinesse
(4) : portée à Arles, elle comporte une large bande de dentelle non tuyautée encadrant le visage formée par les veto se croisant sous le menton.
- A l'insalado : bouillonnement de dentelle encadrant le visage.
- Coiffe plate (3) : forme simple, en piqué, portée pour le travail par les paysannes et les gens de condition modeste.
- Coiffes du Comtat : à la greque (1) à passe très en arrière et le fond bombé ou à la catalane avec un fond tombant.
- Frégate : coiffe portée à Marseille sur une très courte période (vers 1830). Elle tire sa particularité du grand volant de dentelle amidonée qui surmonte le front à la verticale. Elle est portée avec le costume Charles X (jupe assez courte, caraco court à manches gigot).
- Coiffe à gauto (joues) : comme son nom l'indique, la coiffe descend et couvre largement les joues.
- Mitronne : coiffe de Manosque.






Repost 0
16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 13:26
    Bises à Véro et Amélie !!!



















    Mariage provençal à la Martre (Var).
Repost 0
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 15:23
Ce dimanche 19 avril, à partir de 10h aura lieu comme chaque année la journée du costume à Saint Tropez, place des Lices (pour pouvoir vous garer, venez tôt, il y a un monde fou en ce moment !!!)
Ouvert à tous (et gratuitement !), vous pourrez voir un défilé de costumes anciens des XVIIIe et XIXe siècles à 11h30 et 16h, un marché aux tissus anciens et vous pourrez assister aux conférences proposées sur les thèmes du corset (le matin) et du jupon piqué (l'après midi).



(Affiche de l'année dernière).

Repost 0
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 14:08
Le corset apparaît au XVIe siècle à la cour d'Espagne puis se répend dans les autres cours d'Europe. Muni de fanons de baleines pour lui donner sa rigidité, son usage fut de tout temps la pièce qui devait servir à maintenir le buste droit et donner forme à la tenue. Aux XVIIe et XVIIIe, une bonne partie de la population en porte. La forme du corset évoluera afin de donner au corps des femmes les formes en vogue au cours du temps pour disparaître définitivement (peut-être ?) au début du XXe siècle.



    Pour ce qui est du costume traditionnel provençal, le corset n'est pas baleiné mais confectionné en toile piquée, en soie damassée, en toile fleurie. D'adord porté comme un vêtement de dessus, il va évoluer pour devenir un vêtement de dessous porté au-dessus de la chemise et sous le caraco. Son utilité reste la même, c'est à dire le maintien du buste sous la robe. Pour la tenue paysanne, il peut être porté sans rien au-dessus ou sous le caraco.



    Il se ferme par un laçage ou est épinglé et comporte des "soufflets" à la poitrine et sur les hanches. Le dos est très ajusté. Il est le plus souvent doublé de toile. Sa rigidité est donnée par l'épaisseur de la toile et la rigidité des coutures.

    
Détail d'un empiècement de hanche.               Corset porté sous le caraco.

Repost 0
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 15:19
Tellement joli que je peux résister au plaisir de les montrer : mes petites feuilles de chou farcies qui n'ont pas encore reçu leur couverture de sauce tomate et de fromage rapé. Une variante à ma façon du grand classique culinaire grassois. En effet, si les Niçois sont des "Chieurs de blettes", les Grassois sont des mangeurs de chou.

Ok, avec cet article, je sors complètement de mon sujet... Quoi que... Ne sont-elles pas belles ces petites farces dans leurs jupes de feuilles de chou telles des jupons piqués ?
Bon, c'est super tiré par les cheveux... là, j'ai honte de moi, alors j'arrête !!!
Repost 0
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:23
Je m’écarte un peu de mon sujet (mais pas tant que cela vous allez voir) pour vous parler aujourd’hui des figures traditionnelles de la crèche provençale.
Nous sommes nombreux, croyants ou non, à posséder des santons qui font le bonheur des enfants et des plus grands. Ces petits personnages de terre cuite qui sortent de leur boîte à chaussures et que nous sommes heureux de retrouver chaque année font un peu partie de la famille et se passent de génération en génération.

Mais, connaissez vous leur histoire ?

Le principe de la crèche n’a pas une origine provençale mais italienne : c’est St François d’Assise, au XIIIe siècle, qui aurait eu le premier l’idée de célébrer la messe de minuit agrémentée d’une crèche vivante.
La pratique se répandit en Italie puis en Provence grâce aux Franciscains sous la forme de figurines. Bien plus tard, au XIXe, fut réalisé le premier santon d’argile. Les santons vont sortir des églises pour envahir aussi les foyers des familles.

Le peuple des santons allait alors se développer en s’enrichissant de personnages issus de l’imagination des santonniers mais aussi s’inspirant des personnages de la pastorale de Maurel (vaste sujet dont je vous parlerai plus tard !) : les bergers, le bohémien et son fils adoptif, l’aveugle, le meunier, le rémouleur, le Ravi, Margarido et Jourdan, Roustido, Pistachié, Jiget, lou Consé (le maire) pour les principaux.

Tous portent le costume en rapport avec leur fonction, leur condition sociale, leur âge. D’où le fait que le santon ancien est une bonne source documentaire sur le costume et là, je retombe sur mes pattes et mon sujet de prédilection !!!

Allez donc faire un tour du côté des églises de villages durant la période de l’Avent, il s’y trouve parfois de petits trésors…


(Photo : pastorale de l'Académie Provençale de Mandelieu la Napoule, Décembre 2008).



Repost 0
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 09:39
Je me devais de parler ici de ce personnage qui associe la passion du costume et des traditions provençales à ma ville de naissance et de coeur, Cannes.

Victor Tuby est né en 1888 à Cannes la Bocca. Il étudie le droit mais aussi les beaux-arts à Paris et pratiquera l'art de la sculpture, notamment pour la ville de Cannes.

Sa découverte du Félibrige et son amitié avec Frédéric Mistral marqueront un tourant dans son histoire : en 1919il fonde l'Académie Provençale et deviendra le président de la Fédération folklorique de France.

Il habitera un ancien moulin dans le vieux quartier de Forville où il conservera sa collection de costumes, objets relatifs au passé de la Provence. Il s'attachera à promouvoir la culture provençale, sa langue, ses coutumes.

Victor Tuby décèdera le 25 décembre 1945 mais sa mémoire est encore vivement célébrée chaque année dans sa ville natale.

Repost 0
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 20:01
J'ai un peu négligé les hommes jusqu'ici. Je répare donc ceci avec ce petit article sur un élément important du costume : la taïole.


Confectionnée en flanelle, c'est une bande de tissu haute d'une vingtaine de centimètres sur deux bons mètres de largeur - tout dépend du tour de taille - (cf. petit bidon, voir plus bas...) que les hommes s'enroulaient de plusieurs tours autour des reins.

Ce n'est pas une pièce typique du costume provençal car cette ceinture se retrouve un peu partout en France et au-delà de nos frontières. Tout simplement peu-être car c'est surtout un élément utilitaire qui servait à maintenir les reins au chaud (et contenir un éventuel petit bidon...). Portée par les paysans elle soulageait aussi le dos des efforts d'un travail souvent très dur. 

Leurs couleurs peuvent varier : le plus simplement couleur gris-écru naturelle de la laine dont elle est faite. Très fréquemment, on peut en voir des rouges. J'ai entendu dire qu'il pourrait y avoir une signification symbolique et/ou religieuse à leur couleur (catholiques, protestants, royalistes... ). Je vérifierai...

Sur les photos (je salue au passage les Parents et Rhodie qui m'ont servi de modèles), la taïole est la bande rouge en partie cachée sous le gilet.


Repost 0
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 17:53
Les indiennes (indiano) sont, la plupart du temps, des toiles de coton mais en général, le terme désigne toutes les toiles imprimées : "toile peinte des Indes ou à la manière des Indes" selon leur dénomination aux XVIIe, XVIIIe siècles. Les coloris utilisés variaient selon les modes et techniques. Elles pouvaient être importées d'Orient jusqu'à Marseille ou fabiquées sur place. A partir du XVIe, les indiennes étaient importées.

Leur diffusion en Provence entraîna diverses interdictions : en 1686 afin de protéger les industries de la laine et de la soie nationales, Louvois, dans une politique protectionniste, frappe de droits très élevés dans tous les ports de France, toutes les toiles de coton et de mousseline dites «des Indes ».
S'instaure alors une prohibition sévère poursuivant les éventuels imporateurs, commerçants et porteurs d'indiennes. La contrebande et la résistance s'organisent autour de Marseille et Aix pour fournir les provençales de ces toiles dont elles étaient friandes !
Procès verbaux, amendes se multiplient

C'est là que la ville de Mulhouse joue un rôle important : elle est alors enclave suisse et échappe dont à ces interdictions. Des manufactures y sont dont créees et la contrebande peut continuer vers la Provence.

Une nouvelle étape est franchie en 1759 avec l'abandon, devant leur innefficacité, des poursuites  contre  le commerce et le port des indiennes.

    Pour ce qui de la technique, l'impression se faisait à l'aide de planches (photo, Musée de l'Impression sur étoffes, Mulhouse) ou de rouleaux sur le même principe. Les couleurs étaient déposées en plusieurs passages puis fixées à l'aide de mordants.
Repost 0

Bonjour !

Bonjour ami visiteur de mon "blog". Sois le bienvenu !

Archives