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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 09:47
        Le bas est une pièce de vêtement incontournable quand l'on veut se costumer : été comme hiver, jamais une femme ne sortait les jambes nues.

- Blancs pour les tenues habillés d'artisanes et bastidanes, ils sont en coton, fil ou soie, tricotés à la main, plus tard à la machine. Ils comportent des points de fantaisie, torsades, points de dentelle ajourée…

- Pour les paysannes, ils sont plus rustiques et de couleur : rayés bleu et blanc, rouge et blanc (photo), bleu et rouge ou chinés, et tricotés en laine ou en fils de coton.

- Les poissonnières de Marseille portaient des bas violets pour, dit-on, éviter de trop voir les taches de sang.

Au XVIIIe, parallèlement à la production nîmoise, se développe à Marseille une industrie de bas de soie.

Il n'est pas rare de voir un cordonnet cousu en haut des bas (photo) : sa fonction était d'attacher ensemble les paires afin de ne pas les retrouver dépareillées après le lavage.

Pour maintenir des bas qui ont facheusement tendance à faire accordéon au niveau de la cheville, vous pourrez utiliser un système de jarretière (ruban ou bande élastique qui maintient le bas au genou).
Par contre, le système du porte-jarretelle est une invention plus tardive : en 1876, un corsetier invente ce système d'attache des bas à la taille pour éviter les problèmes de circulation sanguine causés par les jarretières.

        Il n'est actuellement pas toujours évident de trouver des bas de coton blancs suffisament longs pour arriver en bas de la cuisse (ce qui est préférable si l'on ne veux pas voir un genou dénudé lorsque l'on danse ou que la jupe se relève). Mais, par pitié, évitez les matières modernes comme le nylon (inventé en 1939) !!!





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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 10:13

        Les petits garçons rêvent d'une voiture. Ils jouent avec de petits modèles avant d'en avoir un grand, pour de vrai.
        Les petites filles jouent, pour faire comme maman, à habiller leur poupée et jouer à la dinette. Devenues grandes, elles font du shopping et ont une cuisine équipée...

Mais, finalement, grandit-on vraiment complètement en passant de petits modèles à de plus grands ?
Tous nos petits plaisirs ne sont-ils pas une continuation de nos rêves d'enfants...
Oh ! Comment avec de la philosophie on se justifie de collectionner des costumes avec lesquels on habille des mannequins, voire, avec lesquels on se déguise (mot normalement banni dans le domaine du costume) !!!

Tout cela pour en venir à cette petite collection : la taraillette (petite vaisselle, dinette) est tirée du mot taraille (vaisselle). Les taraillettes étaient souvent faites avec les restes de terre des potiers et comblaient les petits espaces restés libres dans le four de cuisson. Comme beaucoup de jouets avant, elles sont une reproduction miniature de leurs modèles "adultes". Les petites filles se familiarisaient avec les travaux domestiques.
(Anecdote au passage : j'ai eu l'occasion de voir au Musée Comtois de la citadelle de Besançon un "Jeu de Messe" qui consiste en un ensemble miniature d'objets sacerdotaux (calice, autel, ciboires...) destiné aux enfants, futurs pêtres !!!).

Alors, quels que soient vos passions, n'oubliez jamais de continuer à vous amuser !


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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 17:42
    Un bon moyen de dater vos pièces de vêtements anciennes : la piqure à la machine.

La première machine à coudre est attribuée à B. Thimonnier, un tailleur français. Il en déposa le brevet en 1830. Puis, la machine à coudre fonctionnant à pédale fut brevetée en 1868. (Wikipedia).
Elle fut très vite adoptée et ce, jusque dans les campagnes les plus reculées à une époque où les femmes se fabriquaient elles-mêmes leurs vêtements et que les magasins de confection n'étaient encore que très rares et situés dans les grandes agglomérations.



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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 10:00
    D'une trentaine de centimètres, c'est un objet en bois composé d'un manche et d'une partie rectangulaire.



    Bien que souvent tentée de l'utiliser sur mari et enfant pénibles, ce n'est pas sa destination finale...

A quoi cela pouvait-il donc servir ???
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 09:27
    Merci aux participants du jeu de l'objet mystère : vous avez gagné... toute ma considération !!!
Il semblerait que cet outil est bien un fer à tuyauter. Ce modèle comporte une partie goutière et une partie ronde or, il existe aussi des modèles formés de deux parties rondes (vus au Musée de Tradition locale, Sainte Maxime, Var).



    Le tuyautage est un procédé qui consiste à mettre en forme une dentelle, une bande de tissus en petites vagues régulières. Cela s'applique principalement aux dentelles des coiffes en ce qui concerne le costume provençal mais, c'était aussi la technique utilisée pour mettre en forme les cols de dentelle (fraises) en vogue à la Renaissance.
Pour que ces petit "tuyaux" restent en forme, il est nécessaire d'amidonner (prochainement, articles sur l'amidon, le repassage et le lavage).


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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 10:35
Je vous propose un petit jeu : je possède un objet dont je doute de l'utilisation véritable. Le voici :


Il s'agit d'une pince en métal d'environ 20 cm de long constituée de deux branches mobiles formant, comme pour des ciseaux, un manche et aux deux autres extrémités un fin cylindre d'un côté et une sorte de goutière qui vient emboîter le cylindre une fois la pince fermée de l'autre côté.

J'ai trouvé ça sur un vide grenier. L'objet n'est pas rare, il y en a des modèles identiques au musée de Grimaud.
Certaines personnes m'affirment qu'il s'agit d'un fer à friser (les cheveux), d'autres que c'est un fer à tuyauter les dentelles (voir article sur les coiffes : ici).

Qu'en pensez-vous, que pouvez-vous m'en dire ?
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 09:41
             Toujours amoureux de coutumes et de costumes traditionnels provençaux ? Cette petite fête sympatique est pour vous :
Un petit village dynamique, Allemagne-en-Provence, dans les Alpes de Haute-Provence, se mobilise pour vous offrir une journée de moissons au XIXe siècle.





Alors rendez-vous le 14 juillet 2009 à Allemagne-en-Provence,
venez nombreux !!!






PS : un scoop, la préparation de mon costume (photo)...

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:44
Bonjour,

Quelques mises à jour de photos et ajouts d'illustrations ici :

Les coiffes.

Capes, châles...


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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 13:24
Comme promis, un petit topo sur la soie qui fait suite à l'article précédent (ici).

- La soie (sedo) est une matière issue du cocon de ver à soie (ou chenille du bombyx du mûrier). Si l'utilisation de la soie est très ancienne en Chine, sa production en Europe est plus récente. Elle était jusque là importée. L'élevage des vers à soie est appelé sériciculture.

En Provence, le ver à soie est appelé magnan ("mageur", car très vorace). Ce terme a donné son nom à l'endroit où se fait l'élevage : la magnanerie et aux exploitants : les magnaniers ou magnans. La principale nourriture du vers à soie est la feuille de mûrier (l'arbre, pas l'arbuste aux baies commestibles) qui était cultivé dans ce but unique.
C'est avec l'arrivée des papes à Avignon au début du XIVe siècle qu'est introduite la culture du mûrier dans la région (d'abord dans le Comtat Venaissain puis se répand dans le reste de al Provence). La production se faisait à domicile jusque vers 1860 où des épizooties ont décimé les colonies de vers à soie.


De qualités plus ou moins fines (taffetas, filoselle, siamoise...), la soie était utilisée pour les tenues et pièces de vêtements les plus riches : jupons piqués, étoles (châles grenadine), caracos...







Gravure de l'Encyclopédie de Diderot et de d'Alembert, montrant les étapes de la sériciculture.
 

(Sources : Wikipédia et expériences perso. : on élevait des vers à soie à l'école. D'ailleurs, mon collège à La Bocca, à côté de Cannes, s'appelait les Muriers, c'est pas pour rien. Si les vers à soie ne sont plus là, les mûriers trônent toujours en une belle allée...).

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 17:05
Si la matière mérite d'être traitée ici, c'est qu'elle a une grande importance : c'est elle qui donne son aspect et sa "texture" au costume. La matière est aussi un indicateur de niveau social car si les costumes peuvent parfois avoir les mêmes formes, ce sont les matières qui leur donne leur richesse.

- La matière la plus fréquemment employée est le coton :

C'est une fibre végétale qui entoure les graines des arbustes appelés cotonniers. La fibre est transformée en il qui est ensuite tissé.


Il peut présenter une multitude de tissages (damassé, bassin, mousseline, percale...) des plus fins aux plus rustiques et peut être mélangé à d'autres matières.
Brut, le coton présente une couleur allant du blanc à l'écru pour les vêtements les plus simples. Teinté, peint à la main ou à la planche, il est alors appelé "indienne" (toile peinte des Indes ou à la manière des Indes). voir article ici.
Il est utilisé aussi sous forme de ouate pour le matelassage des ouvrages piqués et du travail au boutis.


- La laine :

Fibre issue des poils du mouton (mérinos), de la chèvre (mohair, cachemire), lapin angora, lama (alpaga).
Tout comme le coton, la laine peut présenter différents tissages, mélanges et aspects. Quelques types de toiles de laine : abouchouchoux, bure (a donné son nom à la tenue des moines), cadis, camelot ( tissé à Marseille) casimir, cordelat (produit dans la vallée du Verdon, la fabrique de Castellane a fermé ses portes en 1879), drap, silesinne (trame de laine et chaîne en soie), flanelle (utilisée pour les taioles).
Certaines de ces toiles pouvaient être tissées chez les paysans durant l'hiver. Cardée, elle est utilisée sour forme de feutre ou est filée et tissée. Utilisée pour les vêtements chauds rustiques comme les capes de bergers à l'état brut (couleur de la bête), la laine peut être aussi un matériau précieux quand elle provient du Cachemire pour les châles du même nom.
(Prochainement, article sur les procédé de cardage !).
- Chanvre et lin :

Tout deux issus de fibres textiles comme le coton. Le chanvre, moins fin et blanc que le lin est la matière la plus modeste. De couleur rousse, difficile à blanchir, le chanvre (canebe en provençal) a donné son nom à la célèbre Cannebière à Marseille car il y était cultivé dans sa partie basse. Robuste, il était utilisé pour les vêtements de dessous des paysans. Il était le plus souvent tissé à la maison.

- La soie :

Comme il se fait tard et que je vais préparer le repas pour Toto (mon beau fils), je m'arrête là car la soie et un vaste sujet et que je n'ai pas le temps de le traiter maintenant... A très vite !!!

(Souces : Wikipédia)
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