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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:47
    Une bonne fin de semaine à tous, de mon week-end à Cannes, je vous ramène photos et article pour lundi...

Poutoun à tous !!!
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:41
    C'est une histoire d'amour qui se passe à une époque où les jeunes hommes savaient parler d'amour et où les jeunes filles étaient un peu plus farouches (pour la forme...). Je vais vous la raconter...

O Magali, ma tant amado,
Mete la tèsto au fenestroun !
Escouto un pau aquesto aubado
De tambourin et de violun.
Es plen d'estello, aperamount
L'auro es toumbado,
Mai lis estello paliran,
Quan te veiran !

Oh, Magali, ma bien aimée, mets la tête à la fenêtre, écoute un peu cette aubade de tambourins et de violons.
Le ciel est plein d'étoiles mais, les étoiles paliront quand elle te verront !
(Moi déjà, si on me parle comme ça, je viens dessuite. Mais bon, Magali, elle, elle va un peu résister, vous allez voir...).

Pas mai que dou murmur di broundo
De toun aubado iéu fau cas !
Mai iéu m'en vau dins la mar bloundo
Me faire anguielo de roucas.

Pas plus que du murmure du vent dans les branches, de ton aubade, je ne fais cas. Et je vais dans la mer blonde me faire anguille de rocher.
(La belle néglige les paroles de son amant et fuit : quoi de plus glissant qu'une anguille ! Mais, l'amoureux est coriace...).

O Magali ! se tu te fas
Lou pèis de l'oundo,
Ieu, lou pescaire me farai,
Te pescarai !

Oh, Magali, si tu te fais poisson, je me ferais alors pêcheur, et je te pêcherai.
(Mais la belle trouve la parade : ).

Oh ! Mai, se tu te fas pescaire,
Ti vertoulet quand jitaras,
Ieu me farai l'aucèu  voulaire,
M'envoularai dins li campas.

Si tu te fais pêcheur, je m'enfuirai et je me ferais l'oiseau rapide pour m'envoler dans les champs.
(Le prétendant, se fera évidemment chasseur ! Magali se fait alors, fleur de prairie, nuage pour fuir aux Amériques (!!!), rayon de soleil et nonne dans un couvent. Le "calignaire" (l'amoureux) trouvant toujours la parade, la jeune fille veut se faire "la pauvre morte dans le suaire" pour lui fuir définitivement. Solution radicale à laquelle le jeune amoureux remédie en se faisant la terre pour l'avoir finalement toute à lui !!!

Aro coumence enfin de crèire
Que noun me parles en risènt :
Vaqui moun aneloun de vèire
Pèr souvenènço, o bèu jouvènt !

Je commence maintenant à croire que tu ne te moques pas de moi. Voici mon anneau de verre (bijou modeste fréquemment porté par les jeunes filles) pour te souvenir de moi.
(Enfin, la jeune femme cède devant l'acharnement du soupirant !).


O Magali me fas de bèn !
Mai, de te veire,
Ve lis estello, o Magali,
Coume an pali !

Oh, Magali, tu me réjouis ! Mais, de te voir, regarde les étoiles, Magali, comme elles ont pâli !
(Les étoiles palissent de voir Magali enfin paraître... où, plus simplement, ayant si longtemps traîné à recevoir positivement son amoureux, la lumière du jour est tout naturellement venue... Mais, là, c'est mon mauvais esprit qui parle, ne retenez que la poésie de ce beau récit d'amour.)

    Paroles de Fréderic Mistral (1855) qui avait peu de connaissances musicales, ses quelques chansons sont écrites sur des mélodies traditionnelles. Il s'inspira pour "Magali" de la chanson à métamorphoses "Margarido ma mio", qu'il mit en musique sur l'air de "Bonjour lou roussignou" : il raconte avoir entendu chanter cet air par Jean Roussière, l'un des laboureurs de son père, au Mas du Juge, à Maillane.
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 20:12
Cette année, la Fête des ânes d'Escragnolles (06) aura lieu le 28 juin. Toutes les races d'ânes de France y sont représentées.
Venez nombreux profiter des promenades, animations et stands divers et prendre un peu le frais à 1 000m d'altitude et à 20 mn de Grasse sur la Route Napoléon.
L'âne gris de Provence.
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 09:41

   Je ne ferais pas ici la biographie de ce grand écrivain et poète qu'était Frédéric Mistral, d'autres sites l'ont déjà très bien fait.

Je tenais juste à ce que son nom figure sur ce blog où il a tout à fait sa place et afin de lui rendre hommage. Vous trouverez ici les paroles de sa fameuse chanson Magali.

Photo prise à St Tropez, sur le vieux port.
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 10:25
   
    Aujourd'hui, je vous emmène faire un petit tour du côté de Nice. Le cougourdon est le nom (pas très scientifique) du fruit d'une plante de la famille des cucurbitacées. L'utilisation qui en a été faite découle de leur déshydratation naturelle très facile. On dit que chaque niçois se doit d'en posséder une et chaque nouvel arrivant dans cette ville se voit en offrir une.

Ses qualités sont la légereté, la solidité, la quasi imputrescibilité. Leur matière est proche du bois.

Leurs utilisations sont variées : pour les fonctions utilitaires (gourdes, louches, bols, instruments de musique...) et décoratives (peintes, creusées et acceuillant crèches, plantes grasses, luminions...).

Le Festin des cougourdons : le cougourdon est tellement cher aux Niçois qu'ils lui ont consacré une fête, lou festin dèi cougourdon. Tous les ans, en mars, sur la colline de Cimiez. Voici un exemple de petits cougourdons en bois tournés et peints achetés à cette occasion.


L'insulte : au vu de l'utilité et de la beauté de ce fruit sec, s'il vous arrive d'être traité de "cougourde", ne le prenez pas mal...
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:56
Si loin, si proches...



















Provençale, Alpes Maritimes - Geisha, Kyoto (photo Wikipédia)
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 14:29
    On trouve les premières traces de cette danse qu'est le rigaudon en Provence au XVIIe siècle. Elle est très vite adoptée et dansée dans toutes les couches de la société.

    Malgré l'engouement populaire de cette danse enlevée, son interdiction fut promulguée par des arrêts du Parlement, suite à une campagne virulente de l'évêque de Vence.


Quel danger couraient donc les danseurs qui passaient outre cette interdiction ?

Sans doute l'Enfer !

    En effet, le clergé jugeait le rigaudon indécent car les femmes, en levant haut la jambe, dévoilaient leurs dessous (et le reste). Les sous-vêtements dans le costume traditionnel se résumant aux jupons et à la chemise, voire, au pantalon ouvert, il est facile d'imaginer le spectacle qui s'offrait aux esprits puritains...

Cependant, l'âme du peuple provençal étant à la bravade (voir l'histoire des indiennes), les danseurs et les tambourinaires ont continué, outre les interdictions et les amendes, à danser le rigaudon...

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 08:35
    Son utilité première est de protéger la jupe ou la robe des salissures. Il est alors large et enrobant, en tissu sombre (brun, aubergine, vert bouteille...), imprimé (indienne) ou finement rayé.
 
    Mais, il servait également à masquer l'ouverture du jupon placée sur le devant. Un proverbe alpin dirait même que "Qu s'abilho sèns faudiéu s'habilho sèns discreciéu" (Qui s'habille sans tablier s'habille sans discrétion) !

    Enfin, comme de nombreuses pièces initialement utilitaires du costume, sa présence introduit un élément décoratif. Sa couleur se marie à celle de la tenue, il se porte alors plus étroit et sa matière se fait plus riche (soie, taffetas).

    Sa longueur est généralement donnée par rapport au bas de la jupe : de 20 à 25 cm du bas de la jupe ou de la robe, de 20 à 15 cm du bas du jupon piqué.
La taille est froncée de plis canons ou à plis plats. une bande du même tissu que le tablier, un ruban ou un simple cordon servent à la nouer à la taille.

    Certains modèles comportent des poches, plaquées extérieures ou taillées dans le tissu.


Les petites filles ne portaient pas le tablier jusqu'à l'âge de 6-7 ans.
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 13:36
        L'âne (ase ou aï) de Provence appelé aussi gris de Provence est un animal doux et intelligent. Sa robe est d'un gris plus ou moins foncé et blanche sur le ventre et le tour des yeux. Il porte sur son dos la Croix de Saint André caractéristique, de couleur noire.
Il a une durée de vie de 30-40 mais il peut vivre jusqu’à 50 ans.

        Son utilisation était basée sur la transhumance entre Basse-Provence et alpages de Haute-Provence, Alpes et Dauphiné. Il avait un rôle essentiel car bâté, il portait tout ce qui pouvait être nécessaire aux bergers et parfois les agneaux nés en cours de route. Sa morphologie est adaptée aux chemins rocailleux de notre région.

        L'animal était souvent un bien précieux dans les familles modestes. En atteste l'attachement qu'éprouve le meunier pour son ane dans sa tirade de la pastorale Maurel :
Iéu, moun ase, moun chin, ma fremo eme ma fiho...
Moi, mon âne, mon chien, ma femme et ma fille formons dans mon moulin, la plus belle famille.
(notez l'ordre ce citation des personnages qui reflète bien les préférences du brave meunier !!!)

        Cet animal attachant a aussi inspiré une très belle (et triste) chanson à Hugues Aufray dont voici les paroles :

Ecoutez cette histoire que l’on m’a racontée
Du fond de ma mémoire je vais vous la chanter.
Elle se passe en Provence au milieu des moutons,
Dans le Sud de la France du pays des santons (bis).

Quand il vint au domaine, y avait un beau troupeau,
Les étables étaient pleines de brebis et d’agneaux
Marchant toujours en tête, aux premières lueurs,
Pour tirer sa charrette, il mettait tout son cœur (bis).

Au temps des transhumances, il s’en allait heureux,
Remontant la Durance, honnête et courageux,
Mais un jour, de Marseille des messieurs sont venus,
La ferme était bien vieille, alors on l’a vendue (bis).

Il resta au village, tout le monde l’aimait bien
Vaillant malgré son âge et malgré son chagrin,
Image d’Evangile, vivant d’humilité
Il se rendait utile auprès du cantonnier (bis).

Cette vie honorable un soir s’est terminée,
Dans le fond d’une étable tout seul il s’est couché.
Pauvre bête de somme, il a fermé les yeux
Abandonné des hommes il est mort sans adieu (bis).

Cette chanson sans gloire vous racontait la vie
Vous racontait l’histoire d’un petit âne gris.

(Et là, en général, je pleure !!!)

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 18:49
    Le fait de marquer de ses initiales ses vêtements et objets personnels remonte à des temps très anciens. Pour des raisons pratiques, le tailleur de pierres marquait son ouvrage pour être rémunéré. Les documents officiels et lettres d'amour portaient les initiales de leurs destinataires. Un ébéniste gravait sur une armoire de mariage les monogrammes entrelacés des futurs époux. Un mouton affiche sur son dos les initiales de son propriétaire... Les exemples sont nombreux.

    En ce qui concerne le trousseau patiemment brodé des jeunes filles provençales, les initiales ornaient draps, chemises, jupons. Souvent on les trouve rouges au point de croix, blanches au point de bourdon formant un relief, en piqué de Marseille (boutis) sur les jupons blancs de mariage.


Ce travail de patience avait aussi pour but de marquer le linge afin de le reconnaitre lors des bugades collectives.
Qui n'a jamais pensé, en voyant ces initiales sur une pièce de vêtement à la personne a qui il appartenait ?


De nos jours, nous ne portons plus nos propres initiales sur nos vêtements mais, paradoxalement, nous portons celles des autres. Un t-shirt siglé D&G, un polo avec un petit crocodile, un foulard en soie avec un grand H, une virgule sur les basquets des ados (just do it !)...

Pourquoi devenir les panneaux publicitaires des marques et payer pour ça !
Un petit sujet à méditer en attendant le prochain article...


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