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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 15:02
450px-LeontopodiumAlpinum-1.jpg
Sur le départ pour 15 jours de ski en Savoie, je m'en vais étudier au passage d'autres costumes régionaux et notamment la très belle coiffe "frontière" dite à la Marie Stuart composée d'un élément frontal richement orné formant trois pointes sur le visage...

Image12.gif
Particulièrement élégant...

Je vous dis donc à tous a ben leù !!!

Je félicite toutes celles et ceux qui ont trouvé la véritable identité des trois soeurs de Provence, l'article qui leur est consacré viendra dès mon retour...
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 15:38
Il y a, chez nous, de très vieilles soeurs triplées que l'on appelle
"Les trois soeurs de Provence"...
Les connaissez-Vous ?
Allez, je vous laisse un peu mariner et j'attend vos réponses... ou vos suppositions (toujours très drôles !!!). La solution paraîtra bientôt...
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:05
mimosaflocon.jpg
    Depuis quelques semaines, les variétés les plus précoces de mimosa ont commencé à illuminer nos collines de flocons d'or et ce jusqu'à fin février. Même si ici, il y en a partout (et c'est peu dire s'il est prospère !), il faut savoir que ce n'est par un végétal indigène. Le mimosa appartient botaniquement au genre Acacia.

    En 1864, le premier mimosa importé d’Australie par des botanistes anglais en France, est planté à La Bocca, (Alpes-Maritimes). Il va d'abord trouver sa place dans les parcs des riches villas de la noblesse venue s'installer pour les saisons d'hiver sur la Côte à l'image de Lord Brougham. Puis, il se répandra sur les collines des massifs du Tanneron et de l'Estérel, s'adaptant exceptionnellement bien à notre environnement (au grand dam des allergiques !!!).
Dans notre région, il faut en limiter la prolifération car c’est une espèce très invasive qui se développe au profit des essences locales (pin, chêne, arbousier).


    Sa culture, actuellement, est assurée par des dizaines de mimosistes locaux. En effet, en plus d'être un arbuste décoratif, il est également exploité pour son essence, souvent produite non loin, à Grasse, et entre dans la composition de nombreux parfums. 
Sa floraison étant éphémère, le mimosa doit sa commercialisation à la technique du forçage, un procédé qui nécessite des conditions particulières de température et d'hygrométrie permettant l'éclosion des fleurs et leur conservation.
De nos jours, plusieurs millions de bouquets sont expédiés par les mimosistes dans le monde entier. Cette technique de forçage aurait deux origines possibles qui tiennent peut-être plus de la légende que de la réalité, les voici :
- Un jour, une petite fille aurait cueilli un bouquet de mimosa, pas encore tout à fait éclos, pour sa maman. Celle-ci, ne voulant pas chagriner la petite, aurait placé le bouquet dans un vase. Elle eut la surprise de découvrir, le lendemain, le bouquet épanoui.

- Un jardinier de Cannes-la Bocca ayant ratissé les branches coupées d'un mimosa, les avait entassées sur un tas de fumier... Le lendemain, grâce à l'humidité de la nuit et à la chaleur du fumier, le mimosa était éclos. Celle-ci est moins poétique je vous l'accorde !!!

mimosa2009.jpg

    Pour fêter le retour des beaux jours et de cette fleur lumineuse, de nombreux corso de chars décorés avec ce "soleil végétal" et des batailles de fleurs de mimosa se déroulent durant cette période à Mandelieu et Pégomas dans les Alpes-Maritimes et à Bormes-Les-Mimosa, la bien nommée, dans le Var...

 

Photo, office du Tourisme de Mandelieu-La-Napoule.



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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:43
Ce dimanche, il a neigé sur les palmiers et les oliviers : il n'en reviennent pas encore !!!

Photo001-copie-1.jpg
Normalement, d'ici, on voit ma mer...
Le cactus, à droite, semble grelotter !

Photo004-copie-2.jpg
Piscine ou patinoire ?
Au fond, normalement, on devrait voir Villefranche. Mais là...

Heureusement, tout est rentré dans l'ordre dès la fin de matinée, le ciel a retrouvé son bleu azur.
ciel-azur.jpg
On a pu voir la Corse ce matin.
Une bonne journée à tous.
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:39
Niccolo Paganini, né à Gênes en 1782, fut un grand violoniste, guitariste, compositeur et interprète. Il inventa de nouvelles manières de jouer du violon et marqua son époque ainsi que les générations de musiciens qui suivirent. Sa virtuosité marqua les esprits au point que l'on lui prêtait des pouvoirs surnaturels !

"Paganini avait dans son archet une puissance magnétiquement communicative", Balzac.
"Dans l'adagio de Paganini, j'entendis le chant des Anges", Schubert.
"Quel homme ! Quel violon ! Quel artiste ! Quelle souffrance, quelle angoisse, quels tourments ces quatre cordes peuvent exprimer !", F. Liszt.
Il fut même dit de lui : "C'est un véritable sorcier car il tire de son violon des sons jamais entendus avant lui"...

NiccoloPaganini.jpegPortrait de N. Paganini, Jean Auguste Dominique Ingres, 1819.

    Mais, me direz-vous, que vient faire Paganini ici ? En fait, ce n'est pas sa grande carrière mais sa triste fin, et ce qui s'en suivit, qui est liée à notre région. En voici l'histoire...

 
   Appelé à Nice pour une série de concerts, Paganini, déjà atteint d'un cancer du larinx, se levait toutes les nuits pour jouer de son violon et, de ce fait, terrorisait ses voisins. Il leur faisait peur avec sa voix lugubre, son extrême maigreur et se yeux noirs enfiévrés. Les médisants racontaient même de lui qu'il avait appris le violon aux galères et que les cordes de son violon étaient en fait les boyaux de sa femme !!! Ses ennemis racontaient qu'il avait pactisé avec le Diable...
    C'est dans la solitude que le violoniste mourut, dans son appartement de Nice, en 1840. N'ayant pas réclamé de prêtre pour les derniers sacrements, le clergé lui refusa l'inhumation bien que certains notables de la ville plaidèrent en sa faveur. Sans sépulture, il fut exposé au public pour satisfaire la curiosité qu'il susciait même mort.
    L'Eglise demeurant ferme, le corps fut enlevé, de nuit, et déposé au Lazaret de Villefranche-sur-Mer. Appeurés par cet étrange voisinage, des pêcheurs locaux prétendirent avoir vu, au petit jour, son fantôme jouant du violon ! Le maire reçut même une offre de 30 000 francs d'un montreur de foire afin de récupérer le corps pour l'exhiber à travers le monde !!!
    On fit finalement appel à Cyrius, le fils naturel du violoniste, afin de récupérer sa dépouille. Il embarqua le corps afin de le trasporter à Gênes. Mais une fois arrivé, on lui interdit l'accès à la ville car, à cette époque, le choléra faisait des ravages et on soupçonnait le musicien d'en être mort.
    Cyrius repris donc la mer, partageant sa cabine avec le corps de son père. Il voga ainsi jusqu'à Marseille mais, les autorités prévenues de cette arrivée encombrante lui refusèrenet également l'entrée du port. Il fit à nouveau demi-tour et erra sur les flots, sans solution, au point qu'il pensa même jeter le corps à l'eau.
carte-iles.jpgDocument, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Cannes, 1778.

    Finalement, au large de Cannes, il aperçut, entre les îles de Lérins, un petit bout de terre aride, battu par les embruns et où seuls habitaient des gabians et une colonie de rats. C'était l'Îlot Saint-Féréol. L'idée lui vint alors d'y enterrer son père : les marins creusèrent la fosse de cette tombe clandestine sans croix ni plaque.
    Paganini y reposa ainsi cinq ans avant Cyrius revienne le chercher pour lui offrir un lieu de repos, à Parme, dans les jardins de la Villa Guaglione.
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 13:27
    La pissaladière est une spécialité de la région niçoise. Attention ! N’allez pas dire que c’est une pizza !!! Bien que sa base soit de la pâte à pain comme la pizza, elle ne contient pas de tomate…
Elle est surtout composée d'une couche d'oignons presque confits (surtout pas roussis). La vraie pissaladière doit aussi comporter le pissalat, une pâte crémeuse faite à partir de sardines et d'anchois salés. C’est cet ingrédient qui a donné son nom à ce plat (de peis salat : poisson salé en nissart).

Pissaladiere.jpg
    Ingrédients :
- 250 grammes de farine.
- 1 kilo d’oignons.
- Huile d’olive.
- Thym, romarin, ail.
- Pissalat.
- Olives noires (des caillettes, les petites olives noires de Nice).
- Quelques filets d’anchois.
        Photo001.jpg
    Pâte :
    Mélanger la farine, l4 cuillerées d’huile et le sel dans un peu d’eau tiède (3 à 6 cuillères à soupe suivant la qualité de la farine). Pétrir : la pâte doit devenir ferme et lisse. Laisser reposer au moins une demi-heure sous un torchon pour que la pâte lève.
Si vous êtes pressé (ou très mauvais cuisiniers comme moi), vous pouvez acheter de la pâte à pain ou de la pâte brisée toute faite. Mais bien sûr, c’est toujours meilleur fait à la maison…

    Garniture :
    Dans une sauteuse, faire fondre dans l’huile d’olive les oignons émincés avec le thym, le romarin, du poivre, quelques gousses d’ail en chemise et très peu de sel (à cause des anchois déjà très salés).
Avant qu’ils ne commencent à se colorer, rajoutez deux verres d’eau tiède et laisser sur le feu environ une demi-heure. Lorsque l’eau est entièrement absorbée et que l’huile recommence à grésiller, les oignons seront parfaits.
Hors du feu, retirer la branche de thym, le romarin et l’ail. Mélanger avec deux cuillères de pissalat. Etaler la pâte dans une tourtière huilée en la faisant dépasser un peu les bords. Verser les oignons en une couche régulière. Retourner les bords de la pâte sur un centimètre. Garnir avec les olives noires, l’ail et les filets d’anchois et passez à four chaud environ 35mn. La pissaladière est cuite à point lorsque la pâte est bien blonde. Rajouter un tour de poivre au sortir du four et déguster tiède ou froid.

Mmmmm… Bon appétit !!!
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 16:34
    Pour ceux d'entre vous qui sont sages (mais vous l'êtes tous, je le sais), pour ceux qui sont dans la peine, pour ceux qui ont seulement un peu envie de soleil et de dépaysement, je vous emmêne en voyage... dans le temps !

Nous sommes à Cannes, en 1900, au tourant de deux siècles à une période appelée

Belle Epoque...

cannes-casino.jpg
Des élégantes sur la Croisette. L'ancien casino a fait place, bien plus tard au Palais des festival.

cannes-palmier.jpg
Les premières voitures cotoyaient encore les calèches.

cannes-pescadou.jpg
Quelques "pescadou" sur le vieux port. Une petite partie du port leur est encore réservée de nos jours. Ils vont ensuite vendre le produit de leur pêche au Marché Forville juste à côté.

cannes-la-bocca.jpg
D'autres pêcheurs, mais ceux-ci, du dimanche...

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Balayage consciencieux des rails du tram..
Au centre, en haut de l'image, le clocher de l'église Notre-Dame-de-Bon-Voyage sur la colline du Suquet, la vieille ville de Cannes.

cannes-croisette.jpg
Le bord de mer, de l'autre côté de la Croisette, une fois passé la pointe du Palm Beach.
Inutile de préciser que le décor a bien changé depuis le jour où cette dame promenait sa pousette sur le chemin caillouteux !

cannes-balcon.jpg
Et voilà, j'espère que la balade vous a plu et vous a donné envie, si vous en avez l'occasion, de (re)découvrir cette belle ville où il fait bon vivre.
Pour en savoir plus sur Cannes et ses débuts, c'est ici.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 09:40
Pescadou.jpg
    Pour revenir un peu sur le thème du costume, voici deux types populaires aux costumes bien identifiables : lou pescadou (le pêcheur) et la peissounièro (la poissonnière).


Le pêcheur
, de par son métier, porte une tenue particulière et adaptée à sa fonction. Il est vêtu d'une culotte courte à pont, de guêtres, d'une chemise de drap, une taiole et une barreto sur la tête (bonnet de laine rouge à bord noir). Le folklore (à Nice) ou la danse (costume du farandoleur) ont, par la suite, codifié ce costume (pantalon court blanc ou rayé rouge, taiole rouge et barreto).
Si dans votre crêche, vous souhaitez placer un pêcheur, ne confondez pas le pêcheur de mer et le pêcheur de rivière qui n'a pas, quand à lui, une tenue particulière hormis le fait qu'il est représenté le pantalon retroussé. Le pêcheur de mer est souvent représenté un filet sur l'épaule.
pêcheurPêcheur niçois, De Lattre.

    La poissonnière, revêt une tenue pratique mais aussi, dit-on, voyante et colorée à l'image de son fort caractère. Elle porte en particulier des bas tricoté de laine ou de coton de couleur mauve afin d'éviter les salissures et la décoloration de l'iode. Souvent, sa jupe est un piqué, parfois en peçu su peçu (le "patchwork" provençal). Elle porte également des bijoux en or, en corail à Marseille.
Les Poissardes, de grandes boucles d'oreilles ovales et articulés (à partir de 1830) sont associés à ces "dames de la halle", qui manifestaient leur aisance en étalant de voyants bijoux en or.
poissonniere.jpgPoissonnière, Musée du Santon, Pierrefeu du Var.

Là dessus, je m'en vais préparer un bon plat de poutine frite (des alevins de sardines bien sûr, pas des dirigeants russes !)...
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 08:36
Qu'est-ce donc que ceci ?
La "ratapignata" c'est la chauve souris en nissart (la langue niçoise).

Historiquement, les Niçois ont eu de curieux rapports avec ce petit animal : tout d'abord, elle représente le double opposé de l'aigle figurant sur le blason de la ville.
blason niceBlason de la ville de Nice.

    Et puis, elle est apparu sur un char du carnaval de 1875 (dessiné par l'aquarelliste A. Mossa) qui représentait un manoir en haut duquel elle déployait ses grandes ailes : la symbolique de ce char faisait de la ratapignata un symbole de l'identité locale face aux riches hivernants étrangers...

ratignata-carnaval.jpgChar de la Ratapignata, Caranaval de Nice, 1999, photo Nice Matin.

    Pour finir, dans les environs de Nice, le village de Falicon possède sur son territoire une étrange pyramide qui n'a, à ce jour, pas pu être datée et qui surmonte l'entrée de l'aven (la grotte) des Ratapignata...
falicon-pyramide.jpg
chauve souris
    Bien des mystères autour de ce petit mammifère volant...

    Mais, finalement, quand on sait qu'elle est capable en une nuit d'ingurgiter une impressionnante quantité de moustiques, on la trouve plutôt sympathique, la ratapignata !
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:03
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    Georges Auguste ESCOFFIER
, né à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) en 1846, était un grand chef cuisinier et restaurateur qui innova toute sa vie.


    Surnommé « Roi des cuisiniers et cuisinier des rois », il modernisa et codifia la cuisine raffinée de Marie-Antoine Carême, son maître.
Créant dans des établissements de prestige de nombreuses recettes reprises ensuite par d'autres chefs, il a fait connaître internationalement la cuisine française. Il fut aussi un grand écrivain culinaire qui influencera les générations suivantes. C'est lui qui développa le concept de brigade de cuisine, en rationalisant la répartition des tâches dans l'équipe et en veillant à l'image de marque du cuisinier (propre, méticuleux, non-buveur, non-fumeur, ne criant pas !!!).

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    Il est surtout à l’origine d’une profonde révolution : celle de l’accession de la femme aux plaisirs de la table. A l’époque, la mode est aux buffets pantagruéliques et la femme du monde ne fréquente pas les lieux publics hormis le théâtre. C’est Escoffier qui va le premier défendre l’idée contraire et cuisiner pour elles. La plupart de ses plats originaux recevront le nom des femmes célèbres de l’époque : la pêche Melba, en l'honneur de la grande cantatrice, mais aussi les fraises Sarah Bernhardt, la poularde Adelina Patti, la Bombe Alexandra... Il a conquis l’univers de la femme, clé du secret de sa réussite. Escoffier a imposé l’idée qu’un bon repas se devait d’être aussi agréable à déguster que léger à digérer. Son œuvre lui valu d’être le premier cuisinier français à recevoir la légion d’honneur avant d’en être fait officier. En galant homme, il attribua son succès aux dames...
Il acheva son oeuvre et sa vie à Monte-Carlo en 1935.
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    Si le personnage et la gastronomie en général vous intéressent, vous pourrez visiter la Fondation Auguste Escoffier-Musée d’Art Culinaire à Villeneuve-Loubet.
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