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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:15

Photo041    Us et coutumes d'autrefois : le premier "besoin" de l'homme a toujours mérité quelques objets aujourd'hui désuets...


Voici une sélection de pots de nuit et autres tinettes exposés au musée des Arts et Traditions populaires de Grimaud (Var).


L'accueil y est toujours chaleureux (et l'entrée gratuite !).

 

Photo020

Pots de chambre fin XIXe et début XXe en émail, faïence et terre cuite. Pot de nuit en terre cuite antique (Fréjus).

Photo021

Pot de chambre et son broc en émail, XIXe siècle.


Photo024

Dessus de tinette ne bois avec couvercle.

Photo019

Chaise d'aisance percée et... rembourée !!!

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:23

    Un grand merci à Anne-Marie pour l'envoi des ces photos de fers à tuyauter, difficiles à trouver de nos jours.

Attention ! Vous trouverez souvent des fers à friser dans les brocantes et vides greniers : on peut assez facfilement confondre les deux types d'objets.

Le fer à tuyauter est composé de branches toutes cylindriques tandis que le fer à friser comprend un cylindre et une gouttière dans laquel la tige vient se loger.

fers 1

Très belles pièces à 2, 3 ou même 5 branches...

 

fers 2

Fers à 5 branches, en position ouverte, de différentes épaisseurs.


Et maintenant, je compte bien avoir l'occasion de photographier une de nos membres en train de procéder au délicat et minutieux travail de tuyautage !

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 12:04

GABIAN 5Pour commencer, le GABIAN, c'est le goélan de chez nous. Et là, certains d'entre vous, au seul nom de "gabian", ont déjà la fronde à la main !

Pour ceux qui n'habitent pas près de la mer, je m'explique : les gabians ont pullulé sur nos côtes depuis environ un petit siècle. Avec ce fort accroissement de population, des nuisances s'en sont suivies : déjections, nuisances sonores, sacs poubelles éventrés...

Mais, pour la défense de cette espèce (protégée), il faut se poser la question de la raison de cette croissance. Et, là encore, la faute n'est pas due à l'animal mais à l'homme...

GABIAN4

L'explositon de la population des gabians est à mettre en corrélation avec la profusion de nourriture qui s'est offerte à eux : nos poubelles ! Les décharges en plein air regorgent des restes que nous laissons, vive la société de consommation !

La population la plus dense de la Côte se trouve sur l'archipel au large de Marseille : le gîte. Le continent leur offrant largement le couvert. Les volatiles font donc l'aller-retour, chargés de leur butin pioché dans nos poubelles...

Un correspondant local raconte qu'un jour, sur le Vieux-Port, une pauvre femme s'est reçu sur la tête une carcasse de daurade, lachée dans les airs par un bec maladroit !!!

Alors, malgré les nuisances qu'il provoque, regardons le GABIAN avec un oeil indulgent : il est si beau...

GABIAN 1

Très belles photos de G.S.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 22:31

Histoire vraie tirée de l’Almanach des Provençaux, édition 2011.

 

 

    En 1952, un habitant de la commune de la Garde-Freinet (Var) atteignit ses 100 ans. Il s’agissait du « Père Pioni ». Le Maire et le Conseil municipal décidèrent de fêter cet événement et d’organiser un grand banquet en l’honneur du vieil homme.
Ce jour là, vêtu de son plus beau costume, il fut l’objet de toutes les attentions : entouré des tous les siens mais aussi des pontes du coin et des médias venus pour couvrir l’événement. La fanfare locale joua pour lui, des enfants lui récitèrent des compliments et il reçut de nombreux cadeaux.


    Bien sûr, on ne manqua pas de lui poser la fameuse question :

Mais quel était donc son secret de longévité ?


Le vieil homme expliqua alors que tous les matins, été comme hiver, il se rendait sur la Place Vieille où se trouve une fontaine. Il buvait quelques gorgées de son eau et s’en frottait également le visage.

garde freinet fontaine 1 garde freinet fontaine 2

Mascarons à têtes humaines de la fontaine de la Garde-Freinet.


Le secret du Père Pioni révélé publiquement ne manqua pas d’attirer l’attention de quelques personnes entreprenantes. Flairant un « bon coup », ils prélevèrent un peu d’eau de la fontaine, certains de lui trouver des qualités curatives exceptionnelles dont l’exploitation ne manquerait pas de leur apporter la fortune !
Enfin, le résultat des analyse arriva :


EAU NON POTABLE !!!


La nouvelle, rapportée au Père Pioni l’amusa beaucoup et le vénérable centenaire mourut finalement de sa belle mort…

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 15:25

Corselet

 

    Un vide grenier au cannet-des-Maures, un tout petit corset de bébé (environ 25 cm de large) en piqué, lacé sur le devant.

 

Malgré son état assez piteux, je n'ai pas hésité à sauver cette petite pièce de la poubelle... L'ancien propriétaire me l'a finalement donné avec un lot de chemises en chanvre !

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:20

    Comme dans toutes les régions de France, la Provence regorge de traditions et coutumes populaires liées au mariage. En voici une liste loin d'être exhaustive tant les rituels sont variés selon les localités et les époques. Certains d'entre eux peuvent également se retrouver dans d'autres régions...

 

    Pour commencer, un peu de vocabulaire :

- Lou novi (avec un accent grave sur le O que j'ai pas réussi à trouver sur mon clavier) : le marié.

- Lou novio : la mariée.

- Li novi : les jeunes mariés.

 academeronde

    Tout d'abord, si vous souhaitez vous marier dans les règles, il s'agit de bien choisir la date de son union :

- On ne se mariait pas en mai (mois de la Vierge), en juillet, en septembre ou en novembre. On évitait également de s'unir durant le Carême et pendant l'Avent !

- Les jours fastes étaient : le mardi, le jeudi et le samedi. A l'inverse, on ne se mariait ni le lundi, ni le vendredi.

- Le chiffre neuf porte malheur : on ne se marie pas le 9, 19 et 29 du mois ("Lou noù porto doù" : le neuf porte de deuil !).

- Des frères et soeurs ne devaient pas se merier le même jour : c'était un signe de malheur pour les couples.

- Et, pour être sûr qu'un mariage se réalise dans l'année, le futur couple se devait de sauter neuf fois au-dessus d'un feu allumé à la Saint-Jean.

 

Bon, vous avez réussi à trouver une date : c'est déjà un grand pas de fait !

 clocher martre

    Mais, pour rester dans les croyances et superstitions, le parcours ne s'arrête pas là...

 

- La robe de la mariée ne devait pas passer la porte de la maison avant le matin du mariage. Le sel étant un élément bénéfique, on en mettait quelques grains dans une poche du marié et dans les souliers de la mariée.

- Au cours de la cérémonie, le novi, au moment de s'agenouiller, se doit de tenter de poser le genou sur la robe de sa future épouse : cela signifiait pour lui qu'il aurait l'autorité dans le couple !

- La novi avait toutefois la ressource, pour contrer cette croyance, d'éviter la domination de son époux en pliant le doigt au moment où ce dernier lui passerait l'anneau : ce serait alors elle qui porterait la culotte !!!

- L'union prononcée, la novi nouait les barbes de sa coiffe. De même que, symboliquement, le novi remettait les clés du foyer à son épouse qui les suspendait à son clavier, faisant d'elle la maîtresse de maison.

monclavierchaine

Clavier en argent à décor de lyre et tête de lion et sa clé suspendue à la double chaîne.

Famille et amis jouaient aussi un rôle lors des jours précédants la cérémonie et le jour même du mariage :

 

- Les jeunes gens du village de la mariée, considérant que le prétendant leur enlève un parti, réclament une réparation symbolique : l'enterrement de vie de garçon est une suite de "rituels" comme on peut encore en voir parfois de nos jour...

- La future novi avait, quand à elle, des coutumes plus sages : le dernier dimanche avant les noces elle recevait ses amies et leur offrait une collation. Elle leur présentait à cette occasion son trousseau patiemment confectionné, parfois depuis sa plus tendre enfance !

- Le jour de la cérémonie, un cortège de tambourinaïre accompagnait le couple à travers les rues du village. Souvent les airs de tambourin et galoubet étaient accompagnés de chants grivois !

arceaux

    Voilà, ça y est,  le couple commence une nouvelle vie : l'occasion de nouveaux rituels...

 

- A la sortie de l'église, la novi lançait des grains de blé sur sa belle famille symbolisant par là qu'elle leur apporterait prospérité.

- Les novi et la famille se devaient de lancer à la sortie de l'église des dragées et de la monnaie aux enfants sous peine de s'entendre chanter : "Es malant, lou novi, es malant. A manja de coucourdo e lou bouioun i a fa mau ! " (Il est malade le marié, il est malade. il a mangé de la courge et le boillon l'a indisposé...

- Les novi devaient sauter par-dessus un bâton fleuri ou un ruban symbolisant leur passage dans une nouvelle vie. Des esprits malins pouvaient parfois être tentés de lever l'obstacle au moment de leur passage afin de les faire trébucher...

- Au cours du repas de noces, les nouveaux époux devaient manger dans le même plat et il était remlis à la mariée trois petits pains : elle en donnait deux à sa famille et un à ses amis.

- La très symbolique nuit de noces était également l'occasion de nombreux rituels comme le "charivari" donné sous les fenêtres des novi, surtout si l'époux n'était pas originaire du village ou si la mariée était veuve.

 

    Il existait bien sur de nombreuses autres traditions autour du mariage, parfois très locales et les quelques exemples cités ici n'en sont qu'un vague apperçu. Si toutefois vous en connaissez qui méritent d'être citées (et que peut-être vous avez vous-même vécu !) n'hésitez pas à m'en faire part.

Et enfin, un grand merci à Carolyn pour m'avoir donneé cette idée d'article.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:20

Valau plaque- Les argiles réfractaires de Vallauris, aux qualités indéniables pour fabriquer de la céramique culinaire, furent utilisées dès l’Antiquité mais de manière de manière locale.

- Au XVe siècle, la peste et les guerres déciment la population : le territoire de Vallauris est déclaré inhabité. Seule une dizaine de familles y vit encore dans la pauvreté. Le seigneur de l’époque, moine de Lérins et prieur de vallauris, Dom Reinier Lascaris fait venir 70 familles d’Italie (parmi lesquelles se trouvent des potiers) pour rebâtir et repeupler la commune.
On y vendait déjà de la poterie comme il est mentionné dans l’acte d’habitation de 1501 « Le seigneur prieur s’est réservé la gabelle de tous les vases de terre qui seront mis en vente au dit terroir de Vallauris » mais la production locale se développer : fin XVIe, on compte 3 fabriques de poteries (en 1829 : 32 fabriques). Cet artisanat potier devient si important qu’il va devenir l’activité principale de la ville au XVIIe siècle. Les poteries fonctionnent alors sur le mode du petit artisanat familial.

Valau tourneur Valau decoratrice Valau emailleur Valau enfourneur

- Il faut attendre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle pour que se développent des fabriques de grandes tailles et qu’une véritable organisation industrielle et commerciale voie le jour. L’arrivée du chemin de fer permet l’expansion massive de cette production. Les petits ateliers se transforment en véritables fabriques, des sociétés apparaissent.

poteries reboul 2Planche tirée du livre de recettes, La Cuisinière Provençale, J.-B. Reboul.


La fin du XIXe siècle correspond aussi à l’essor de la céramique culinaire que l’on exporte de Golfe-Juan par terre et mer. Vallauris se spécialise dans les ustensiles de cuisson, les "terrailles" : pignates, toupins, gargoulettes, marmites à queue, tians, tarraïettes…) simplement revêtus d’un vernis.
Mais, à la fin du siècle, la poterie culinaire commence à décliner, concurrencée par les récipients métalliques. La crise économique de 1930 et l’arrivée de matériaux comme l’aluminium, fonte, inox éloignent la poterie de sa fonction utilitaire pour amorcer vers la fin des années quarante une évolution toute différente : la céramique artistique.
Valau provencale Ici, même les belles Provençales en costume sont en céramique !!!


- Apparition céramique d'art : ce n’est qu’à la fin du XIXe, qu’apparaît, parallèlement à la production culinaire traditionnelle, la céramique d’art. Celle-ci fut notamment introduite par la famille Massier. Replacée dans le contexte de l’époque, l’expansion des ateliers Massier va de pair avec l’établissement de ce que l’on nommera la "Côte d’Azur" et le développement d’un tourisme cosmopolite, nouvelle clientèle que va conquérir la famille Massier.

Peu à peu, de nouveaux potiers tournés vers l'art s'installent à Vallauris : ils vivaient à l’écart des potiers traditionnels qui admettaient mal leur mode de vie. Ces artistes se nomment alors Roger Capron, Jean Derval, Robert Picault, tous trois issus de l’Ecole d’arts appliqués de Paris.
La présence de Picasso va amplifier considérablement ce mouvement : la popularité du peintre attire une foule de curieux, d’amateurs, et Vallauris, en pleine effervescence, attiret ainsi d’autres artistes.
vallau homme mouton

Vallauris, l'Homme au mouton, bronze, P. Picasso.

vallau mus vallau musée

Entrée de l'ancien château abritant actuellement le Musée de la Céramique. La chapelle, dans la cour intérieure, a été décorée par Picasso.

- 1947 : arrivée de Picasso dans la cité des potiers. Avec son étonnante production, il contribue largement au renouveau de cette activité et au développement de la poterie d’art. Il favorise l’installation à Vallauris de nombreux artistes venus eux aussi s’initier aux « arts du feu ». En 1946, il rencontre Georges et Suzanne Ramié de la fabrique Madoura lors d'une exposition annuelle de potiers : rencontre décisive pour l’avenir de Vallauris. Il  réalise ces premiers essais céramiques et, dès 1948 il décide de s’installer à Vallauris et de se consacrer totalement à cette activité qui lui offre de nouvelles perspectives de création. Commence alors entre Picasso et l’atelier Madoura, une collaboration qui donnera naissance à environ quatre mille œuvres originales : plats, vases et même sculptures.
L’image de Vallauris comme centre de poterie traditionnelle cède définitivement la place à celle d'une ville où se côtoient art et artisanat.

- C’est dans les années 50 que la céramique de Vallauris connaîtra son « âge d’or » durant lequelle on assistera à l’avènement de grands noms tels que Roger Collet, Gilbert Portanier, Roger Capron, Jean Derval…
On observe une rupture définitive avec la production traditionnelle en perte de vitesse, au profit d’une production artistique en pleine expansion.

Valau pots 1

vallu ma brouette vallu mon pot

Décors, formes et couleurs de style "kitsh".

Vallauris est aujourd’hui un lieu de création contemporaine dont la tradition artistique se perpétue et se renouvelle en permanence...

Valau sculpture

 

(Sources : site de la commune de Vallauris - Golfe-Juan).

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 10:45

    Ne vous inquiétez pas les amis, je ne suis pas devenue "calue", le message suivant s'adresse à une amie dont le mail ne fonctionne plus !

Vous pouvez visiter son site ici... mais très loin !

 

    Dear Carolyn,

 

I tried to answer many times your last mail but impossible to send it : you mail box's got a problem ?

So I hope you will read this message...

Sorry for my late answer but I was on holydays these last two weeks.

I saw the link about the book : it will interest a 18e costume collector friend who study that question and works for the "Musée Provençal du costume et du bijou de Grasse" :

 

http://www.avignon-et-provence.com/musee-grasse/musee-provencal-costume-bijou/

 

About the provencales winter black wool hat ("lou capèu à la bérigoulo"), it's really difficult to find it now. These less and less hatter shop now and, to get one, it's necessary to find a craftsman who know how to make it and order a him copy (expensive !).
Lot of costume collectors make themselves their hat and over pieces of costume impossible to find or to buy...
In your last message, you gave me a good idea : an article about all traditions aroud provencal wedding !
Y collect photos and documents and I will edit this subject soon on my blog.

"Amistousamen" (friendly !),
Cécile

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 10:10

quenouille    La quenouille est une baguette de bois servant à filer la laine, le chanvre, le lin. La pelote de fibres à tisser est maintenue sur la baguette à l'aide d'un ruban.

Filer était une des nombreuses occupations des femmes lors des veillées d'hiver : voici une jolie chanson qui devait se fredonner lors de cet ouvrage...

 

A ta quenouille au ruban blanc,

File, file pour ton galant

la chemise à plis qu'il mettra

Bientôt quand il t'épousera.

 

A ta quenouille au ruban bleu,

File bien en priant le bon dieu

l'aube du vieux prêtre béni

Qui vous dira : "Je vous unis !"

 

A ta quenouille au ruban vert,

File la nappe à cent couverts

Sur laquelle, de si bon coeur,

Nous boirons à votre bonheur.

 

A ta quenouille au ruban gris,

File, file les draps du lit,

Pour ta chambrette dont vous seuls,

Lui et toi passerez le seuil.

 fileuse tableau

A ta qenouille au ruban d'or

File toujours et file encor

Les béguins, langes, maillots

Pour ton premier gros poupenot.


Greuze  

A ta quenouille au ruban roux,

file un mouchoir de chanvre doux

Qui servira à essuyer

Tes yeux quand ils voudront pleurer.

grd mere

A ta quenouille au ruban noir,

File, sans trop le laisser voir,

Le linceul dont, quand tu mourras;

L'un de nous t'enveloppera.

 

Max Buchon, Chansons populaires de la Franche-Comté, 1878.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 22:14

Un petit break d'une semaine pour cause de vancances, mais...

skiii  

toujours dans le respect de la tradition !!!

 

Portez-vous bien et à très vite,

Amistousamen,

Garibondy.

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Bonjour !

Bonjour ami visiteur de mon "blog". Sois le bienvenu !

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