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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 15:17

Costume folk Nice 1Le costume niçois, tel que l'on peut le voir aujourd'hui, est un costume folklorique* inspiré pour la femme du stéréotype de la bouquetière et pour l'homme, du pêcheur.


nissa la bella 1La femme porte une jupe rayée de blanc et rouge ou bleu et blanc, un petit corset noir sur une chemise blanche aux manches bouffantes et un fichu à franges (Tiens, des franges, l'Italie pas loin : tu as peut-être raison "Jarladine" de la Bastido !). Un petit tablier symbolique noir brodé en couleur et bordé de dentelles ou plus ample, de couleur assortie.

La coiffe peut se composer simplement d'un chignon entouré de la toursada (ruban noir) ou composé de l'escouffia (résille contenant les cheveux) sur laquelle est posé le caireù (pièce de dentelle entourant le visage).

nissa la bella 6

A gauche, une "toursada" et à droite, "l'escouffia" et son "caireù" (et tout à gauche, un monsieur radieux)...

Bien sûr, la petite capeline de paille à fond presque conique et ornée de broderies et de rubans noirs vient agrémenter le tout.


nissa la bella coupleL'homme porte une culotte rayée blanc et rouge, une chemise de toile ouverte par un lacet et le bonnet rouge typique du pêcheur, la barreto. Pour finir, la taiole, rouge ou bleue, vient marquer la taille.


paysanne nice

Paysanne de Nice, Musée des Vieux Outils, Lucéram (06).

 

Bien évidemment, ces costumes, peu adaptés à la vie quotidienne n'étaient pas réélement portés par nos aieux. Pour se rapprocher un peu plus près de ce qui devait être les vêtements d'autrefois, il faut étudier les tableaux et gravure du XIXe d'artistes comme C. Roassal, H. Trachel, Barberi... qui ont représenté des scènes de la vie quotidienne avec les activités de pêcheur, paysans dans leurs tenues usuelles.

Attention toutefois aux représentations d'hivernants ayant tendance à accentuer le côté pittoresque déjà en vogue à l'époque !!!

Nice paysannes

"Costumes de Nice (Maritime) : Paysannes et petit Vidangeur portant leurs provisions".

Bien loin de l'uniformité visible dans le folklore, les vêtements étaient variés dans leurs formes et leurs matières, souvent simples et grossières. A chaque métier sa tenue, privilégiant le confort et le pratique à l'ornemental.

pêcheur gravurePêcheur de Nice.

Pour aller un peu plus loin et en savoir plus sur le sujet :

costumes nice

(* ne pas confondre avec traditionnel = qui était réélement porté !!!)

nissa la bella dessousCurieuse comme je suis et intriguée par l'ampleur étonnante des jupes des danseuses du groupe folklorique "Nice la Belle", je suis allée demander à une demoiselle de soulever (pas trop haut quand même !) ses dessous... J'ai pu y voir une multitude de jupons tellement amidonnés qu'ils tenaient raides comme du carton !!!

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 15:10

Un petit message qui m'a été transmis par "Bregido", merci de faire suive à tous vos contacts !

 

L'association "Li reguignaire dóu Luberoun" de Pertuis, présidée par Claudette Occelli recherche pour son exposition de mars sur le thème

"Une noce à la Belle Epoque",


des documents (faire part, menus, photos...) et vêtements. Cette période part de la fin du 19ème siècle jusqu'à 1914.

 

Contact : 04 90 79 35 76 - reguignairedouluberoun@hotmail.com

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:51

   Les traditions liées au Carnaval qui étaient pratiquées autrefois n'ont plus aucun rapport avec le Carnaval actuel tel qu'il est possible de voir un peu partout de nos jours.

arlequin   Tout d'abord, toute la symbolique du carnaval d'autrefois c'est perdue. Comme beaucoup de fêtes, l'origine païenne du Carnaval ne fait aucun doute. C'est la fête de la fin de l'hiver et de ses rigueurs, c'est la joie de voir bientôt revenir les beaux jours et la vie qui renaît avec. La "mort" de l'hiver est représentée par un personnage fait de paille et habillé de chiffons : le Caramentran (Carême entrant).

   Ce personnage grotesque est parfois affublé du nom d'un personnage public peu apprécié ! Le but était d'exorciser les peurs et de faire sortir les ranceurs accumulées durant l'année. Une sorte d'inversion des rôles s'opérait alors, toute hiérarchie était abolie : le pauvre devenait riche ; le vieux, un jeune ; l'homme marié, un célibatire ; l'homme du peuple, un notable...

   Dans sa forme, le Carnaval n'est plus du tout non plus ce qu'il était autrefois. Si aujourd'hui il rime avec défilés d'enfants (vêtus en Spiderman, princesses, fées et Zorro en tous genres), il était surtout à l'origine le défouloir des jeunes hommes. Les costumes se limitaient à de vieux oripeaux (hauts de formes, vieilles redingottes, vêtements de femmes). Les visages étaient barbouillés de charbon afin de ne pas être reconnus.

   Déroulement : le Mardi-Gras, les cortèges se formaient et pouvaient prendre diverses formes selon les régions. Certains, se déplaçant de maisons en maisons quêtaient des oeufs et de la farine pour la confection des ganses, oreillette, navettes ou même un peu d'argent. Gare à ceux qui n'accueillaient pas favorablement les membres du cortège !

Le défilé, véritable défouloir, était l'occasion parfois de certains débordements : à Arles, un toupin de cendres était renversé dans les maisons, le mari soupsonné d'être cocu se voyait offrir l'aubade sous ses fenêtres, le boulanger était barbouillé de la suif de sa "panoucho", à Aureille (13), une "tardoule" (récipient contenant la lie visqueuse d'huile alimentant les lumignons) était additionnée de plumes et de cendre, le tout jetté dans les maisons, on bouchait les trous des éviers (qui donnaient directement sur les rues autrefois)...

Les autorités, civiles et religieuses, voyaient bien sûr d'un assez mauvais oeil ce défouloir collectif qui était néanmoins toléré...

On était bien loin des simples et gentils petits confettis lancés au visage !!!

bouffet dessinComme toujours en Provence, le cortège était accompagné de musiques et de danses. Des danses spécifiques et symboliques était éxécutées lors des carnavals : les Fileuses (lei fieloua), la danse des Folies d'Espagne, les Cocos, les Chivau-frus, l'Arlequine mais surtout, la grivoise danse des "Bouffets" (un petit coup d'oeil ici pour des photos) exécutée le Mercredi des Cendres. Des hommes vêtus de chemises, culottes et bonnets de nuit blancs, le visage enfariné et munis de soufflets remplis de farine défilaient en chantant ce refrain :

"Sian uno bando de bravo jouventuro

Avèn un grand fue que nous brulo.

Se sian imagina pèr se lou fa passa

De prendre dei boufet au cuou se fa boufa."

(Nous sommes une bande de braves jeunes qui avons un grand feu qui nous brûle. Nous avons imaginé pour le faire passer, de prendre des soufflets et de se souffler au "cuou").

   Le cortège paradait dans les rues transportant le "Caramentran" qui était accusé de tous les maux (une mauvaise récolte, un temps peu favorable aux cultures, la maladie, la disette)... Ce "bouc émissaire" pouvait aussi prendre la forme d'une vieille femme, la "Chaude-Vieille" dans la région de St Rémy (13), un chat, à Gap (05), une sorcière à Orcières (05), le pailhassou à Nice (06)...

L'accusé avait droit à un procès avec avocat plaidant sa cause mais, le verdict était invariablement entendu d'avance : l'accusé était condamné ! Brûlé sur un bucher le plus souvent, parfois noyé comme à Marseille.

Des chants d'adieu accompagnait l'exécution du Caramanantran :

"Anan brula lou paure Carnava, tu t'en vas e iéu m'entorne.

Adiéu paure Caranva" !

La joie éclatait alors, les beaux jours prometteurs allaient enfin arriver et la nature renaître...

 

Sources documentaires : Le Folkore de la Provence, Claude SEIGNOLLE, ed. HESSE, 1963.

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 11:01

Un bel exemple de corset souple pour cette "Lavandière", tableau de Camille Guigou (1860).

lavandiere

Le dos est ajusté par des découpes biens visibles sur ce tableau.

corset mus dragui

Exemples de corsets souples (musée des ATP de Draguignan).

corset2

Dos de corset ajusté par des découpes, le devant est épinglé.

Merci à ma sister pour l'envoi de ce beau document from Paris !

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:00

Je fais passer une info provenant de "Bregido" : une visite à ne pas manquer si vous êtes dans le secteur...


Avec les crèches blanches prend fin le temps calendal...

 

  La tradition des crèches blanches permet de mettre fin au temps des crèches en présentant la scène de la Présentation de Jésus au temple. C’est pourquoi, la Vierge porte l’enfant sur ses genoux. Le rideau blanc qui cachait la crèche et devant lequel se déroule la scène du temple serait à l'origine de ce nom.

 La crèche blanche est installée à côté de la crèche de Noël où l'étable demeure vide, ou a retrouvé son activité d'avant avec le fermier qui répand de la paille fraîche sur le sol et les santons qui retournent à leurs activités.

 

Gérard Moine, santonnier, a présenté à la presse la crèche blanche qu’il expose jusqu’au 2 février à Appel d’Art : une merveille !

N’hésitez pas à faire une halte à au mas de la Charbonnière route de Marseille-Manosque face aux anciens Ets Citroën. Ouvert de 15 à 18 h, tous les après-midi, sauf dimanche. Entrée gratuite.

(Marc Donato).

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 16:10

Voici une des petites joies du quotidien : un sac de "tatiflo" pour faire la purée et dedans... Un joli petit cadeau de Dame Nature !!!

patate 1

patate 2

Qui a dit que je n'ai pas "le coeur sur la main" !?!

 

La vie est pleine de ces petits clins d'oeil malicieux qui nous sont envoyés : à nous d'ouvrir les yeux et de les recevoir...

Celui-là, je vous l'offre...

patate 3

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 10:30

Cette année sera célébrée, le dimanche 22 janvier 2012,

la 662ème fête de la Saint-Marcel.

Cette tradition locale est une des plus anciennes et pittoresques : chaque année, lors du week-end le plus proche de la Saint-Marcel, a lieu la fête des « Tripettes », une cérémonie mi religieuse, mi païenne dont le but est de commémorer l'arrivée dans le village des reliques du Saint protecteur de la cité.

st marcel

Mais qui était Saint-Marcel ?

Né en Avignon au début du Vème siècle, il fut nommé évêque de Die en 463. En revenant de Rome, où il avait voulu voir le pape pour lui rendre compte de sa mission, Saint-Marcel, proche des ses 80 ans, se sentant fatigué, s'arrêta au monastère de St Maurice, près de Montmeyan (83). Il y mourut et y fut enterré. Son tombeau fut entouré d'une grande vénération et, ayant fait de nombreux miracles, il fut proclamé saint.

En 1349, l'abbaye tombant en ruine, St Marcel serait apparut au seul gardien qui restait et lui aurait demandé de faire transporter son corps dans un endroit plus digne de lui. Barjols et Aups apprenant la nouvelle, revendiquèrent aussitôt les reliques. Les habitants de Tavernes, un village voisin, conseillèrent aux Barjolais de s'emparer des reliques sans attendre la décision du chapitre de Brignoles de savoir qui de Barjols ou Aups était le plus près du monastère de Montmeyan.

Le 17 janvier 1350, les Barjolais se hâtent donc vers le monastère et s'emparèrent du corps de St Marcel.

Le groupe ramenant les reliques rencontra en chemin des femmes en train de laver les tripes d'un boeuf que l'on avait abattu en commémoration de celui qui, un jour, fut trouvé dans l'enceinte de Barjols, alors assiégé, et qui sauva les habitants de la famine. Un cortège se format, et en rentrant dans l'église, mélangeant le profane et le sacré, les Barjolais, entonnèrent pour la première fois leur refrain entraînant :

"SANT MACEU, SANT MACEU LEIS TRIPETOS VENDRAN LEU".

tripettes 2

C'est là l'origine de la fameuse danse des Tripettes qui a lieu dans l'église et qui consiste à sauter sur place.

Depuis cette date reculée, suivant un rite immuable, se célébrèrent les offices religieux suivis de la danse des tripettes, la bénédiction d'un boeuf qui est ensuite rôti sur la place publique à l'aide d'un monumental tourne broche. Suivent ensuite les défilés costumés au son des galoubets et tambourins, une pétarade des arquebuses jusqu'à la place du village.

tripettes 1

Selon les années, la fête se célèbre de deux façons :

- La petite St Marcel (sans le bœuf) commence le samedi par les aubades du corps de bravade aux autorités de la ville, un rappel de bravade amène la foule à la collégiale pour les complies traditionnelles suivies de la danse des tripettes, à la sortie une pégoulade et un feu de joie au rythme des fifres et tambours entourent l'air des tripettes, procession de St Marcel dans les rues du village. L'après-midi ont lieu des danses provençales sur la place du village.

- La grande St Marcel (avec le bœuf) : tous les 3 ans. Elle commence une semaine avant, par la nomination du Capitaine de la ville, Capitaine de troupe, l'enseigne porte drapeau, le Major de l'enseigne. Le samedi, des aubades aux autorités, prise de l'épée et du drapeau, défilé dans les rues, bénédiction du boeuf et des armes. Complies suivies de la danse de tripettes. Pégoulade et feu de joie. Grand bal.

 Le dimanche matin à 8 heures, rappel du corps de bravade, rassemblement des groupes folkloriques. A 9 heures, grande messe solennelle avec danse des tripettes. Procession des reliques. Mise en broche et défilé du boeuf.

Le dimanche après-midi : grande fête provençale place de la Rouguière avec provençaux et gardians. Grand bal le soir.

tripettes 3

Participent à la fête de nombreux groupes provençaux, les gardes et soldats en costumes moyenâgeux, fifres, tambours, bravadeurs, les Capitaine de ville et le Capitaine de troupe, Enseigne porte drapeau, Major de l'enseigne...

Venez vite assister à cette belle fete et entonner l'hymne à Saint -Marcel :

 

Barjourens veici la festo

De nostro sant proutectour

Canten sa glori célesto

Sei benfats e soun amour (bis)

Per saluda l’arribado

D’aqueu bénérous patroun

Faguen jouiouso bravado,

Faguen péta lou canoun !

 

Sant Marcèu, Sant Marcèu,

Lou bèu jour qu’est nostro festo,

Sant Marcèu, Sant Marcèu,

A Barjoù rèn de tant beu !

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 10:13

Bonne résolution pour cette nouvelle année :

achever tous mes travaux de couture entamés et jamais finis !

Pour me donner un peu de courage, je vais penser à toutes ces générations de femmes qui ont patiemment tiré l'aiguille avant moi...

A la lueur d'une bougie...

couture 1

Ou à la lumière du jour devant une fenêtre...

couture 11

couture 19

couture 15

couture 3

couture Hopper

Dans un jardin...

couture cassatt

couture 14

couture morizot

couture renoir

En compagnie...

couture 13

couture 10

couture dentelle

Ou recueillies dans leur intérieur et leurs pensées...

couture 12

couture 18

couture 7

couture cassatt 1

couture velasquez

couture 6

A quoi pensent toutes ces femmes ?

A leur époux, dont elles "ravaudent" les coudes de chemise ?

A leur amant !?!

A leur enfant, à l'école en ce moment ? Ou à l'enfant à naître et dont elles font le trousseau...

A mille choses, gaies, tristes, insignifiantes ou capitales !

A toutes ces choses auxquelles vous pensez, vous, amies couturières, quand vous effecturez, comme ces générations de femmes qui nous ont précédées, tous ces petits travaux d'aiguille....

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 20:19

Qu’aquesto annado 2012 vous adugue lou bonur, la pas, l’amour e la santa.

E que coumplisse tóuti vòsti pantai !

st trop fenetre jasmin

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 19:06

joyeux noel

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Bonjour !

Bonjour ami visiteur de mon "blog". Sois le bienvenu !

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