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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:05
mimosaflocon.jpg
    Depuis quelques semaines, les variétés les plus précoces de mimosa ont commencé à illuminer nos collines de flocons d'or et ce jusqu'à fin février. Même si ici, il y en a partout (et c'est peu dire s'il est prospère !), il faut savoir que ce n'est par un végétal indigène. Le mimosa appartient botaniquement au genre Acacia.

    En 1864, le premier mimosa importé d’Australie par des botanistes anglais en France, est planté à La Bocca, (Alpes-Maritimes). Il va d'abord trouver sa place dans les parcs des riches villas de la noblesse venue s'installer pour les saisons d'hiver sur la Côte à l'image de Lord Brougham. Puis, il se répandra sur les collines des massifs du Tanneron et de l'Estérel, s'adaptant exceptionnellement bien à notre environnement (au grand dam des allergiques !!!).
Dans notre région, il faut en limiter la prolifération car c’est une espèce très invasive qui se développe au profit des essences locales (pin, chêne, arbousier).


    Sa culture, actuellement, est assurée par des dizaines de mimosistes locaux. En effet, en plus d'être un arbuste décoratif, il est également exploité pour son essence, souvent produite non loin, à Grasse, et entre dans la composition de nombreux parfums. 
Sa floraison étant éphémère, le mimosa doit sa commercialisation à la technique du forçage, un procédé qui nécessite des conditions particulières de température et d'hygrométrie permettant l'éclosion des fleurs et leur conservation.
De nos jours, plusieurs millions de bouquets sont expédiés par les mimosistes dans le monde entier. Cette technique de forçage aurait deux origines possibles qui tiennent peut-être plus de la légende que de la réalité, les voici :
- Un jour, une petite fille aurait cueilli un bouquet de mimosa, pas encore tout à fait éclos, pour sa maman. Celle-ci, ne voulant pas chagriner la petite, aurait placé le bouquet dans un vase. Elle eut la surprise de découvrir, le lendemain, le bouquet épanoui.

- Un jardinier de Cannes-la Bocca ayant ratissé les branches coupées d'un mimosa, les avait entassées sur un tas de fumier... Le lendemain, grâce à l'humidité de la nuit et à la chaleur du fumier, le mimosa était éclos. Celle-ci est moins poétique je vous l'accorde !!!

mimosa2009.jpg

    Pour fêter le retour des beaux jours et de cette fleur lumineuse, de nombreux corso de chars décorés avec ce "soleil végétal" et des batailles de fleurs de mimosa se déroulent durant cette période à Mandelieu et Pégomas dans les Alpes-Maritimes et à Bormes-Les-Mimosa, la bien nommée, dans le Var...

 

Photo, office du Tourisme de Mandelieu-La-Napoule.



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commentaires

femmes en 1900 04/02/2010 09:35


c'est une belle fleur qui me rappelle mes années passees en Tunisie
bonne journée


Bonjour !

Bonjour ami visiteur de mon "blog". Sois le bienvenu !

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