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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:39
Niccolo Paganini, né à Gênes en 1782, fut un grand violoniste, guitariste, compositeur et interprète. Il inventa de nouvelles manières de jouer du violon et marqua son époque ainsi que les générations de musiciens qui suivirent. Sa virtuosité marqua les esprits au point que l'on lui prêtait des pouvoirs surnaturels !

"Paganini avait dans son archet une puissance magnétiquement communicative", Balzac.
"Dans l'adagio de Paganini, j'entendis le chant des Anges", Schubert.
"Quel homme ! Quel violon ! Quel artiste ! Quelle souffrance, quelle angoisse, quels tourments ces quatre cordes peuvent exprimer !", F. Liszt.
Il fut même dit de lui : "C'est un véritable sorcier car il tire de son violon des sons jamais entendus avant lui"...

NiccoloPaganini.jpegPortrait de N. Paganini, Jean Auguste Dominique Ingres, 1819.

    Mais, me direz-vous, que vient faire Paganini ici ? En fait, ce n'est pas sa grande carrière mais sa triste fin, et ce qui s'en suivit, qui est liée à notre région. En voici l'histoire...

 
   Appelé à Nice pour une série de concerts, Paganini, déjà atteint d'un cancer du larinx, se levait toutes les nuits pour jouer de son violon et, de ce fait, terrorisait ses voisins. Il leur faisait peur avec sa voix lugubre, son extrême maigreur et se yeux noirs enfiévrés. Les médisants racontaient même de lui qu'il avait appris le violon aux galères et que les cordes de son violon étaient en fait les boyaux de sa femme !!! Ses ennemis racontaient qu'il avait pactisé avec le Diable...
    C'est dans la solitude que le violoniste mourut, dans son appartement de Nice, en 1840. N'ayant pas réclamé de prêtre pour les derniers sacrements, le clergé lui refusa l'inhumation bien que certains notables de la ville plaidèrent en sa faveur. Sans sépulture, il fut exposé au public pour satisfaire la curiosité qu'il susciait même mort.
    L'Eglise demeurant ferme, le corps fut enlevé, de nuit, et déposé au Lazaret de Villefranche-sur-Mer. Appeurés par cet étrange voisinage, des pêcheurs locaux prétendirent avoir vu, au petit jour, son fantôme jouant du violon ! Le maire reçut même une offre de 30 000 francs d'un montreur de foire afin de récupérer le corps pour l'exhiber à travers le monde !!!
    On fit finalement appel à Cyrius, le fils naturel du violoniste, afin de récupérer sa dépouille. Il embarqua le corps afin de le trasporter à Gênes. Mais une fois arrivé, on lui interdit l'accès à la ville car, à cette époque, le choléra faisait des ravages et on soupçonnait le musicien d'en être mort.
    Cyrius repris donc la mer, partageant sa cabine avec le corps de son père. Il voga ainsi jusqu'à Marseille mais, les autorités prévenues de cette arrivée encombrante lui refusèrenet également l'entrée du port. Il fit à nouveau demi-tour et erra sur les flots, sans solution, au point qu'il pensa même jeter le corps à l'eau.
carte-iles.jpgDocument, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Cannes, 1778.

    Finalement, au large de Cannes, il aperçut, entre les îles de Lérins, un petit bout de terre aride, battu par les embruns et où seuls habitaient des gabians et une colonie de rats. C'était l'Îlot Saint-Féréol. L'idée lui vint alors d'y enterrer son père : les marins creusèrent la fosse de cette tombe clandestine sans croix ni plaque.
    Paganini y reposa ainsi cinq ans avant Cyrius revienne le chercher pour lui offrir un lieu de repos, à Parme, dans les jardins de la Villa Guaglione.

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commentaires

femmes en 1900 28/01/2010 15:42


merci pour cette histoire ,bonne journée


Bonjour !

Bonjour ami visiteur de mon "blog". Sois le bienvenu !

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